La startup Bodyguard publie son nouvel observatoire de la haine en ligne

L'actualité en bref
Bodyguard publie son observatoire de la haine en ligne et des comportements sur les réseaux sociaux ... et c'est toujours pas une bonne nouvelle !
La startup Bodyguard publie son nouvel observatoire de la haine en ligne
16% d’augmentation en 2024. Bodyguard présente son observatoire de la haine en ligne, du cyberharcèlement et des comportements sur les réseaux sociaux
Depuis sa création en 2017, la startup Bodyguard analyse la propagation des messages toxiques et des discours haineux sur les réseaux sociaux. En 2024, ce phénomène s’est intensifié de manière inédite, alimenté par un contexte international sous tension, des crises sociales et économiques, ainsi que des politiques de modération plus laxistes sur certaines plateformes. À l’approche du Safer Internet Day, Bodyguard publie les résultats de son observatoire annuel, offrant un éclairage précis sur l’état actuel de la haine en ligne.
Chiffres clés de l’observatoire :
Hausse de 16 % des contenus haineux par rapport à 2023.
Les secteurs les plus touchés sont les médias et le football :
Médias : 5 % des commentaires sont haineux.
Football : 4,5 % des messages reçus contiennent des propos haineux.
Le domaine médiatique enregistre un Post Risk Score* de 1,82/10.
Sur LinkedIn, l’augmentation des propos haineux atteint +50 %.
Une année marquée par une intensification inédite de la haine en ligne
L’année 2024 a été marquée par des événements majeurs, nationaux et internationaux, qui ont entraîné une explosion des débats en ligne et une recrudescence de la haine numérique. Contrairement aux années précédentes, ces vagues haineuses ne se limitent plus à certaines communautés ou plateformes, mais s’étendent de manière transversale, gagnant en ampleur et en fréquence. Bodyguard, en s’appuyant sur l’analyse de 3,8 milliards de commentaires publiés sur les réseaux sociaux en 2024, met en lumière un phénomène qui était jusqu’alors difficilement mesurable.
2024 : Une année record avec une progression de 16 % de la haine en ligne
Avec plus de 3,8 milliards de commentaires analysés, dont 108 millions identifiés comme haineux, 2024 s’impose comme une année noire pour la cyberviolence.
Les principales formes de haine recensées incluent :
Insultes* : 30 %
Haine pure* : 20 %
Racisme* : 4 %
Bodyshaming* : 1,8 %
LGBTQIA+phobia* : 1,5 %
La propagation de ces contenus a été particulièrement marquante dans le gaming (+78 %) et les médias (+76 %). Certains codes se sont installés au sein de la haine en ligne, comme l’utilisation d’émojis 😂 pour amplifier des propos haineux (9 % des cas) ou le signe 👌, repris par des groupes suprématistes blancs et repéré dans 87 000 messages, soit 0,8 % des publications haineuses.
Une année sportive et médiatique sous haute tension
Les grandes compétitions sportives et les événements géopolitiques ont contribué à l’intensification de la haine numérique. La Ligue des Champions en début d’année, suivie de l’Euro de football en Allemagne, ont été marqués par des pics d’insultes et de propos racistes.
Le domaine médiatique a été particulièrement impacté, avec 5,5 % des commentaires publiés sur leurs pages identifiés comme haineux, soit plus de 4 millions de messages. Parmi ceux-ci, 40 % traduisent un rejet global de l’information diffusée.
Les réseaux sociaux les plus touchés
Contrairement aux idées reçues, la plateforme où la haine s’exprime le plus n’est pas X (ex-Twitter) mais YouTube, avec 8,3 % de commentaires haineux.
X : 6,5 %
Facebook : 5,5 %
Instagram : 4 %
LinkedIn : hausse annuelle de 50 %
Une propagation incessante, jour et nuit
La haine en ligne ne faiblit pas, s’exprimant majoritairement hors des heures de bureau :
70 % des contenus haineux sont publiés entre 18h et 9h.
Pics d’activité entre 23h et 7h (37 %).
Elle se propage très rapidement, notamment dans le sport :
Sur X, un post footballistique suscite un premier commentaire haineux en 4 minutes.
Sur Instagram, cela prend 13 minutes, et 18 minutes sur Facebook.
Dans le domaine médiatique, le premier message haineux apparaît en moyenne en 25 minutes sur X, 42 sur Facebook et 45 sur Instagram.
“Protéiforme, multicanal et décomplexée, la haine en ligne est en constante augmentation et risque, au regard des récentes politiques de modération de certaines plateformes, d’atteindre des volumes encore inédits. Cela constitue un réel danger pour le débat citoyen et nos démocraties. Face à ce constat, des mouvements s’organisent et des plateformes sont délaissées au profit d’autres. Chez Bodyguard, nous pensons qu’il ne s’agit pas d’une véritable solution mais plutôt d’un déplacement du problème, laissant le champ libre à un phénomène qui peut être endigué grâce à des outils de protection dédiés. » explique Charles Cohen, fondateur et CEO de Bodyguard.”
Méthodologie
L’observatoire de Bodyguard repose sur l’analyse de 3,8 milliards de commentaires publiés entre janvier et décembre 2024 sur plusieurs réseaux sociaux (Facebook, Instagram, X, LinkedIn, YouTube et Twitch). Son système d’intelligence artificielle a identifié 108 millions de messages haineux, apportant ainsi un aperçu chiffré de ce phénomène en pleine expansion.
Service partenaire
Une question juridique ?
Obtenez une premiere reponse claire avec Juritravail.
Posez gratuitement votre première question juridique aux experts de Juritravail !
Service partenaire
Transfert de siège social
Vous déménagez en restant dans le même département ?
Publier mon annonce légale