Jobs

Résumé du film
Nominations : 2 nominations
Note des spectateurs : 6.0/10
Avis : 98K
Le film s’ouvre en 2001 avec steve jobs (ashton kutcher) , âgé de moyen-âge, qui présente l’ipod lors d’une réunion de la mairie apple. [6[ il remonte ensuite au collège reed en 1974. Les emplois avaient déjà diminué en raison du coût élevé des frais de scolarité, mais ils fréquentaient toujours des cours avec l’approbation du dean jack dudman (james woods) qui l’a emmené sous son aile. Les emplois sont particulièrement intéressés par un cours sur la calligraphie. Il rencontre son ami daniel kottke (lukas haas) qui est enthousiasmé de voir que jobs détient une copie d’être ici maintenant par baba ram dass. Influencé par ce livre et ses expériences avec lsd, jobs et kottke passent du temps en inde. Deux ans plus tard, jobs est de retour à los altos, en californie, vivant à la maison avec ses parents adoptifs paul (john getz) et clara (lesley ann warren) . Il travaille pour atari et développe un partenariat avec son ami steve wozniak (josh gad) après qu’il voit que wozniak a construit un ordinateur personnel (la apple i) . Ils nomment leur nouvelle entreprise apple computer, bien qu’il y ait déjà une société appelée apple records qui est propriété par les beatles (wozniak alors dépose des emplois qui sont symboliques de sa préférence pour bob dylan) . Wozniak donne une démonstration de l’apple i au homebrew computer club. Les emplois sont ensuite approchés par paul terrell (brad william henke) , qui montre un intérêt pour la pomme i. sachant qu’il et wozniak auront besoin d’un studio où les construire, jobs convainquent son père paul de leur permettre d’utiliser le garage familial (établi comme un carpentry/centre d’outils) pour sa nouvelle entreprise. Sachant qu’ils ne peuvent pas construire ces ordinateurs seuls, jobs recrute également kottke, bill fernandez (victor rasuk) et chris espinosa (eddie hassell) à l équipe d’apple. .
Dernière mise à jour : 15/10/2025 à 22:40, publié le : 25/05/2022
Et si la réussite ne venait pas de la technologie, mais de la vision ? Steve Jobs (2013), réalisé par Joshua Michael Stern avec Ashton Kutcher dans le rôle-titre, raconte la trajectoire d’un homme obsédé par la perfection et prêt à tout pour transformer un rêve en réalité. Une histoire qu’on croit connaître, mais qui, en creusant un peu, révèle la face brute (et parfois brutale) de l’entrepreneuriat.
1. Le pitch : le génie, la galère et la révolution dans un garage
L’histoire démarre à la fin des années 70, en Californie, dans un garage qui allait devenir plus célèbre que beaucoup de gratte-ciel : celui d’Apple. Steve Jobs, étudiant paumé et rebelle, bidouille avec son ami Steve Wozniak. Ensemble, ils créent un ordinateur personnel simple, élégant et accessible — une petite révolution à une époque où la tech est réservée aux ingénieurs en blouse blanche.
Le film suit la montée en puissance d’Apple : la présentation du premier Mac, les levées de fonds, les pitchs devant des investisseurs sceptiques, les nuits blanches à coder, les prototypes qui plantent au dernier moment… Bref, tout ce que n’importe quelle startup a connu, multiplié par dix. Jobs, charismatique et intransigeant, impose sa vision : un produit doit être beau, intuitif et changer la vie des gens. Il veut “mettre un dent dans l’univers”.
Mais cette obsession du contrôle et de la perfection a un prix. Jobs devient tyrannique avec ses équipes, méprise parfois ses proches et finit par se mettre tout le monde à dos. Jusqu’à être viré… de sa propre entreprise. Le comble du comble.
Mais vous le savez : un vrai entrepreneur ne reste jamais au tapis. Après des années d’errance (et quelques projets ratés), Jobs revient aux commandes d’Apple et signe les produits qui feront la légende : l’iMac, puis l’iPod. Le reste, c’est de l’histoire.
Le film dresse donc le portrait d’un homme à la fois génial et insupportable, visionnaire et égocentrique, mais surtout déterminé à ne jamais faire de compromis. Ashton Kutcher y campe un Jobs à fleur de peau, nerveux, habité — pas parfait, mais incroyablement humain.
2. Pourquoi c’est (aussi) un film pour les créateurs d’entreprise
Si vous entreprenez, préparez-vous : Steve Jobs n’est pas un film pour rêver, c’est un film pour réfléchir. Parce qu’il montre ce qu’il y a de plus inspirant — et de plus exigeant — dans la création d’une entreprise.
D’abord, la vision. Jobs ne fabrique pas des ordinateurs, il crée des objets de désir. Il ne demande pas au public ce qu’il veut ; il le devine avant lui. Ce film rappelle que le rôle d’un.e entrepreneur.e, ce n’est pas de suivre le marché, mais de le réinventer. La vraie innovation, c’est celle qui part d’une conviction profonde, pas d’une étude de marché.
Ensuite, le courage du désaccord. Steve Jobs, c’est le mec qui dit non à 99 % des idées pour se concentrer sur la seule qui compte. Il refuse les compromis, quitte à se fâcher avec tout le monde. Et s’il exagère (beaucoup), il illustre une vérité essentielle : pour construire quelque chose de grand, il faut savoir tenir bon face à la pression, aux critiques, et parfois… à ses propres doutes.
Mais Steve Jobs, c’est aussi une leçon sur les limites du génie. L’entrepreneur charismatique, celui qui veut tout contrôler, finit souvent par tout casser. Jobs oublie que derrière les produits, il y a des humains. Il perd son équipe, ses amis, sa fille. Un rappel utile à tous les fondateurs : le succès, sans l’équilibre, c’est un aller simple vers le burnout.
Et puis, il y a la résilience. Être viré de sa boîte ? C’est le cauchemar absolu de tout startuper. Pourtant, Jobs en fait une force. Il rebondit, il apprend, il revient plus fort. C’est une masterclass sur la capacité à transformer un échec en levier de croissance. Le fameux “fail fast” version Apple.
Enfin, ce film souligne une chose que beaucoup oublient : le storytelling, c’est une arme. Jobs ne vend pas des ordinateurs, il vend une histoire — celle de la créativité, de la liberté, de l’avenir. Son secret ? Il fait de chaque lancement un spectacle, de chaque produit une émotion. Si vous avez un projet, inspirez-vous de ça : le public n’achète pas ce que vous faites, il achète pourquoi vous le faites.
Alors, oui, Steve Jobs montre un personnage clivant, parfois imbuvable. Mais il rappelle aussi pourquoi on entreprend : pour changer quelque chose, pour créer du sens, pour refuser la médiocrité.
Et si, au fond, c’était ça, la vraie leçon du film ? Croire si fort en votre idée que le monde finira par y croire aussi.
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