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Jump accepte le statut d'entrepreneur-salarié

#news Dernière mise à jour : 25/10/2022
  • Fondateurs : Nicolas Fayon
  • Nombre d'employés : 42
  • Levée de fonds : 4 000 000€

Jump ouvre le statut d’entrepreneur-salarié aux chauffeurs VTC

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Jump ouvre le statut d’entrepreneur-salarié aux chauffeurs VTC pour combiner protection sociale et innovation technologique

Jump, fintech française qui permet aux indépendants et travailleurs des plateformes de combiner tous les avantages du salarié tout en conservant leur liberté, ouvre le statut d’entrepreneur salarié en coopérative aux 55 000 chauffeurs VTC travaillant sur le territoire français.

Ceux-ci pourront recevoir des bulletins de salaire réguliers, auront accès à la sécurité sociale ainsi qu’à l’ensemble des avantages sociaux réservés aux salariés.

C’est en France que s’ouvre la voie d’une amélioration sans précédent des conditions de vie des travailleurs des plateformes de la Gig Economy.

Jump, start-up française lancée en 2021 par Nicolas Fayon, Thibault Coulon et Maxime Bouchet, s’est donnée pour mission d’allier les aspirations d’indépendance des travailleurs, avec l’innovation technologique et la protection sociale. Si pour les professions intellectuelles, Jump a d’ores et déjà modernisé le portage salarial et a ainsi dépassé les 60 millions de volume d’affaires, ce statut aux conditions d’accès très restrictives excluait d’emblée les autres indépendants.

La jeune pousse franchit aujourd’hui une nouvelle étape de son développement en étendant son activité aux travailleurs des plateformes et en particulier aux chauffeurs VTC, via le modèle de la coopérative d’activité et d’emploi. Ce choix ne s’est pas fait par hasard puisque Jump, après six mois de R&D, a démarré une phase pilote en début d’année avec Uber, Heetch et Bolt, afin de mesurer l’appétence des chauffeurs pour la solution, qui s’est avérée être un véritable succès.

Moyennant la somme de 79€ par mois (frais fixes), un chauffeur VTC, pourra désormais obtenir un contrat d’entrepreneur-salarié au sein de la coopérative Jump, l’opportunité d’en finir avec les tâches administratives liées au statut d’indépendant et de bénéficier de toute la protection sociale accordée aux salariés : cotisations chômage, retraite, mutuelle, prévoyance, arrêts maladie, congés paternité et maternité, RC Pro, ainsi que de nombreux autres avantages négociés par l’entreprise. De plus, chaque chauffeur est libre de décider de mener son activité via une application VTC et/ou d’intégrer sa clientèle privée sans qu’il n’y ait d’exclusivité. Une formidable avancée sociale pour les chauffeurs qui disposent désormais de fiches de paie : le graal en France pour accéder au logement, que ce soit à l’achat ou à la location, mais aussi pour contracter des prêts à la consommation.

Concrètement, Jump emploie les chauffeurs en contrat d’entrepreneur-salarié à durée indéterminée et se connecte aux différentes plateformes pour récupérer automatiquement les informations des courses. Le chiffre d’affaires du chauffeur est ensuite rapatrié sur son compte bancaire Jump. Une fois les flux récupérés, les chauffeurs peuvent accéder en temps réel aux fonds disponibles sur leur application, et obtiennent à la fin du mois le détail complet du calcul de leur salaire.

Pour Nicolas Prévitali, Directeur des Opérations d’Uber : Qu’il préfère un modèle d’indépendant pur avec statut SASU, de micro-entrepreneur ou encore d’entrepreneur-salarié, chaque chauffeur peut choisir le statut qui lui convient le mieux en conduisant avec Uber. Ainsi, la coopérative Jump répond aux attentes de chauffeurs souhaitant bénéficier de la protection du salariat traditionnel, de la flexibilité de l’indépendance et d’une rentabilité accrue. Nous sommes ravis de faciliter leur accès à ce statut d’entrepreneur-salarié.

Pour Nicolas Fayon, CEO de Jump : Le lancement de notre service à destination des chauffeurs est complètement aligné avec notre ADN : sécuriser tous les indépendant.e.s, les aider à résoudre les frictions qui les forcent à revenir sur le marché du travail classique, souvent contre leur volonté. Pour nous, ce modèle vertueux permet de rendre disponible l’exemple social français aux indépendant.e.s et dans ce cas précis aux chauffeurs VTC, mais aussi de dépassionner le débat ici et au sein des autres pays membres de l’UE dans lesquels nous allons lancer le dispositif.

Jump s’aligne donc sur les conclusions du rapport de la mission Frouin, “Réguler les plateformes numériques de travail” de 2020, qui préconisait notamment aux travailleurs des plateformes de recourir à la coopérative d’emploi et d’activité, une structure d’entreprise coopérative permettant la création et le développement d’activités économiques par des entrepreneurs indépendants. Pour l’Etat, c’est gagnant-gagnant : les vérifications sont faites trois fois, au moment de l’enregistrement sur les plateformes, au moment de l’embauche par Jump et par le registre des VTC. Les chauffeurs sont mieux protégés, cotisent pour leurs droits, et seront toujours en règle puisque les déclarations sont centralisées par Jump.