Facturation électronique : à 3 mois de l'échéance, où en sont les indépendants ?
#news Dernière mise à jour : 13/06/2026 à 22:18, publié le : 13/06/2026Indy annonce : Indy alerte sur la facturation électronique
Le baromètre Indy met en lumière de fortes différences dans la mutation numérique en France : à peine 1 entreprise sur 6 est prête. Un avertissement net à trois mois du passage obligatoire.
À trois mois de l'entrée en application de l'obligation de facturation électronique pour toutes les entreprises, Indy, startup de comptabilité et de facturation pensée pour les indépendants, dévoile son Baromètre de la facturation électronique.
Construit à partir des données publiques de la DGFiP et de l'INSEE, mais aussi des usages concrets de plus de 100 000 indépendants présents sur sa plateforme agréée (PA), ce baromètre établit un constat sans appel : les travailleurs indépendants sont encore très loin d'être prêts, et le fossé numérique apparaît déjà clairement.
1 entreprise sur 6 : le chiffre qui résume tout
Certes, la dynamique s'accélère : entre décembre 2025 et mai 2026, le volume d'inscriptions sur une plateforme agréée a bondi de +300 %, de 375 000 à 1,1 million d'entreprises enregistrées. Pourtant, seule 1 entreprise sur 6 est aujourd'hui inscrite à une plateforme agréée (selon une analyse croisée des données INSEE et DGFIP).
Un niveau d’adoption qui montre l’importance du retard accumulé, en particulier chez les plus petites structures.
Une adoption à plusieurs vitesses : les disparités par profession
L’étude des comportements d’inscription sur la plateforme agréée d’Indy fait ressortir des écarts marqués selon les métiers. Certains secteurs ont anticipé le virage :
– 60 % des freelances inscrits
– 50 % des agents immobiliers
– 45 % des artisans du BTP
À l’inverse, trois groupes restent très en retrait : les avocats , les propriétaires en SCI/LMNP et les conducteurs taxi/VTC . Le constat le plus inquiétant : les entreprises individuelles et les micro-entreprises sont deux fois moins inscrites à une plateforme agréée que les sociétés, ce qui confirme le retard des petites entreprises dans l’adoption de cette réforme, dont ils se sentent peu concernés.
Des disparités régionales qui restent limitées
Sur le plan territorial, la situation demeure assez uniforme. Le taux d’inscription à une plateforme agréée oscille entre 40% et 50% selon les régions, avec une moyenne nationale de 46%.
Cette homogénéité du retard montre que le sujet est avant tout structurel, et non lié à la géographie : ce sont le statut juridique (micro entreprise vs. société), le secteur exercé et le degré de maturité digitale qui déterminent le niveau de préparation, pas l’endroit où l’activité est implantée.
“Les plus petites structures se sentent moins concernées par cette réforme. C'est compréhensible : ses contours et son calendrier sont longtemps restés flous. Mais au 1er septembre, l'obligation de réception des factures électroniques s'applique à toutes les entreprises. Notre rôle, c'est de rendre cette transition aussi simple que possible pour ceux qui en sont le plus éloignés” Côme Fouques, CEO de Indy.
