EOSYA

EOSYA

Fondateur : Sébastien Sourd

EOSYA Explore c'est la topothèque des sports outdoors verticaux : des topos professionnels fiables, aux formats papier ou numérique, au chapitre ou par livre entier.

Nombre d'employés : 1
EOSYA
16
2

Description d'EOSYA

Que proposez-vous ?

EOSYA Explore est une topothèque numérique : une plateforme qui rassemble et vend les topos (descriptifs d'itinéraires) issus des topoguides professionnels des sports outdoor verticaux (escalade, alpinisme, via ferrata, canyoning, parapente, ski de rando, et spéléo).

Trois façons d'acheter :

– le topo à l'unité, en numérique, à partir de 2 € — juste l'itinéraire dont on a besoin pour la sortie du week-end ;

– le topoguide numérique complet, sous forme de flipbook ;

– le classique topoguide papier : livré à domicile.

Chaque itinéraire est décrit par une fiche structurée et filtrable : activité, cotation, durée, dénivelé, longueur, exposition, altitude, approche, engagement. On peut donc chercher « une grande voie en 5c, 4 h, exposée sud, à moins d'une heure de chez moi » plutôt que de feuilleter dix livres. Et deux tiers de chaque vente sont reversés à l'auteur et à l'éditeur du topo.

A quel besoin répondez-vous ?

Trouver la bonne information, au bon moment, où que l'on soit.

Préparer une sortie en montagne n'a jamais généré autant d'informations, applis, forums, traces GPS, captures d'écran, ni autant de doutes sur leur fiabilité. Le pratiquant perd du temps à recouper des sources, ou pire, part avec une info fausse. À l'inverse, acheter un livre à 25 € pour une seule voie est disproportionné, et le livre reste à la maison.

EOSYA Explore répond aux deux : la fiabilité du topo professionnel, l'accessibilité et la granularité du numérique. Et côté auteurs et éditeurs, il répond à un autre besoin : être rémunérés le mieux possible pour leur travail de terrain.

Quelles sont les technologies que vous utilisez ?

Backend Django (Python) et API, frontend Angular, hébergement Scaleway, application mobile en cours de finalisation pour la consultation hors connexion.

La brique la plus stratégique est notre chaîne d'automatisation : les topoguides papier sont numérisés puis traités par un pipeline Python (traitement d'image, extraction de texte via poppler, OCR) couplé à de l'IA pour peupler la base de métadonnées (activité, cotations, durées, dénivelés, coordonnées géographiques, …). C'est ce qui nous permet d'intégrer un ouvrage rapidement là où nos concurrents doivent le ré-éditer entièrement dans leur propre formalisme.

Histoire d'EOSYA

Comment avez-vous eu l’idée ?

Un jour d'escalade dans les Aiguilles de Bavella, en Corse. J'avais imprimé un topo collaboratif trouvé sur internet. Très vite, la description ne collait plus au terrain : « suivre la fissure à droite » –> pas de fissure, mais un surplomb. Six longueurs plus tard, je me suis retrouvé au sommet… du mauvais sommet.

Ce jour-là je m'en suis tiré avec une belle histoire. D'autres se perdent, renoncent ou restent bloqués. Le constat était simple : l'information de qualité existe, elle est écrite par des guides et publiée par des éditeurs spécialisés, mais elle est cantonnée dans des livres papier que personne n'emporte en montagne. Pendant ce temps, tout le monde grimpe avec des captures d'écran.

D'où l'idée : ne pas réinventer les topos, mais donner un prolongement numérique à ceux qui existent déjà.

Qu’est-ce qui vous a convaincu de vous lancer et de créer cette startup ?

D'abord, l'échec de mes tentatives précédentes m'a donné la bonne formule. En 2012, j'avais lancé une plateforme collaborative de création de topos numériques : trop complexe pour les auteurs, ça n'a pas pris. En 2016, j'ai tenté une maison d'édition de topos numériques : trop lourd. En 2021, je me suis essayé aux topos vidéos et aux services au collectivité, sans grand succès. Et en 2023, j'ai compris que la qualité existait déjà dans les livres, et qu'il suffisait de les référencer et de les diffuser avec leurs auteurs. Un modèle enfin simple et rapide à déployer.

Ensuite, les tests marché. Entre décembre 2024 et juin 2025, un bêta-test avec 150 participants a montré que 83 % des répondants étaient prêts à payer pour des topos pros numériques, et que la rémunération des auteurs arrivait en tête des motivations, devant la praticité. Le besoin et le consentement à payer étaient là.

Depuis combien de temps avez-vous commencé ce projet ?

Le sujet me suit depuis 2012, avec la création dès 2013 de l'association EOSYA. La société EOSYA a été créée en mars 2023, la version bêta de la plateforme a tourné en 2024-2025, et la topothèque a été officiellement lancée à l'été 2026.

Le business model de la startup

Quel est votre cœur de cible ?

Les pratiquants de sports de nature « verticaux » : escalade, alpinisme, via ferrata, canyoning, spéléo, parapente, ski de rando. Ce sont des activités où le topo pro payant fait déjà partie des habitudes, parce que l'erreur d'itinéraire s'y paie cher.

Trois profils types :

– le pratiquant régulier et exigeant, qui sort 2 à 3 fois par semaine et veut gagner du temps en préparation ;

– l'encadrant (guide, moniteur, président de club, parent) qui doit sécuriser la sortie d'un groupe ;

– le débutant, qui n'ose pas se lancer faute de source en laquelle avoir confiance.

En France, on compte 29 millions de pratiquants de sports outdoor, dont environ 2 millions de grimpeurs et 190 000 licenciés de fédérations. 60 % pratiquent au moins deux activités, ce qui plaide pour une plateforme multi-activités.

Comment allez-vous vous faire connaître de vos clients ?

Deux canaux principaux, tous deux placés là où le pratiquant prépare réellement sa sortie :

1. Un programme d'affiliation à destination des acteurs de l'outdoor : plateformes communautaires, blogs, médias spécialisés, salles, clubs, guides et fabricants. Le principe est simple : lorsqu'un site renvoie ses visiteurs vers le topo correspondant sur la topothèque, il est rémunéré sur les ventes générées. Pour une plateforme communautaire, c'est une façon de compléter une fiche d'itinéraire par le topo professionnel qui la documente, sans rien produire elle-même ; pour nous, c'est un canal d'acquisition qui ne coûte que lorsqu'il rapporte. Nos tests de redirection ont montré 3,8 % de conversion pour 0,50 € de coût par contact — de loin le meilleur rapport de tous les canaux testés.

1. Le SEO, avec un gros chantier en cours d'indexation des pages de topos, y compris pour les moteurs de recherche génératifs (GEO).

En complément, une communication de terrain : une actualité et des posts sur les réseaux sociaux à chaque sortie de livre, la présence sur les festivals et rassemblements outdoor, et des affiches dans les lieux où se croisent les pratiquants — salles d'escalade, offices de tourisme, refuges. La newsletter prend ensuite le relais pour la fidélisation.

EOSYA Explore c'est la topothèque des sports outdoors verticaux : des topos professionnels fiables, aux formats papier ou numérique, au chapitre ou par livre entier.

Les avantages d'EOSYA

Qui sont vos principaux concurrents ?

En concurrence directe, trois acteurs proposent des topos pros numériques sur l'escalade et l'alpinisme : Whympr, OmegaRoc et OneTopo.

En concurrence indirecte, deux familles : les librairies spécialisées (Le Vieux Campeur, la Fnac, Amazon), qui vendent le papier sans prolongement numérique ; et les plateformes collaboratives gratuites (Camptocamp, Visorando, descente-canyon), riches en traces GPX mais sans topos professionnels — et qui sont d'ailleurs pour nous des partenaires autant que des concurrents.

En quoi vous démarquez-vous de vos concurrents ?

Nous ne produisons pas de topos, nous diffusons ceux qui existent déjà. Nos concurrents directs ont chacun développé leur propre formalisme de topo numérique : chaque nouvel ouvrage doit être ré-écrit dans leur format, ce qui plafonne leur catalogue à quelques dizaines de titres après plusieurs années. Nous partons des pages du livre telles quelles, enrichies de métadonnées structurées et cherchables, ce qui change complètement la vitesse de référencement.

L'autre différence est le partage de la valeur : deux tiers pour l'auteur et l'éditeur. Ce n'est pas qu'un argument commercial, c'est ce qui nous ouvre les portes des éditeurs — et c'est la première motivation d'achat citée par nos bêta-testeurs.

Et demain ?

Quels sont les plans pour votre startup ?

Trois chantiers dans l'ordre :

– L'exhaustivité. Référencer un maximum des topoguides français des activités verticales (le marché représente environ 500 ouvrages), en partenariat avec les éditeurs et les auteurs de ces livres.

– La diversification vers les activités d'itinéraire (randonnée, VTT, raquette, canoë, …), pour que les 60 % de pratiquants multi-activités trouvent tous leurs topos au même endroit.

– L'expansion géographique, d'abord vers un pays européen voisin, avec le même modèle d'affiliation

En parallèle, l'enrichissement progressif du produit numérique : sortie des applications mobiles Android puis iOS, puis traces GPX, tracés interactifs, guidage.

Quels sont vos besoins ?

– Des auteurs et des éditeurs de topoguides. C'est le nerf de la guerre : chaque nouveau partenaire éditorial enrichit la topothèque. Si vous êtes auteur ou éditeur de topos, écrivez-moi.

– De la visibilité auprès des pratiquants, notamment via les clubs, les fédérations et les médias outdoor.

– Du financement : environ 100 k€ pour consolider le lancement, remplir notre catalogue est faire connaitre notre solution.