Kwoji

Kwoji

Fondateur : Mathis Etcheberry

Plateforme d'engagement collaborateurs : quinze jeux de 3 à 5 minutes joués entre collègues pendant une pause. La cohésion au quotidien, pas une fois par an.

Nombre d'employés : 1
Kwoji
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Description de Kwoji

Que proposez-vous ?

Kwoji est une plateforme web de quinze jeux multijoueurs courts, conçus pour être joués entre collègues pendant une pause, en trois à cinq minutes. Rien à installer : on crée une organisation en deux minutes et on invite par lien ou QR code. Des serpents en temps réel, du dessin relayé, du bluff, un quiz d'estimation, un jeu de photos, un icebreaker asynchrone, une course en tunnel, un jeu coopératif. L'application est bilingue français-anglais et fonctionne sur mobile comme sur ordinateur. S'y ajoutent une mascotte collective que l'équipe nourrit une fois par jour pour la faire grandir, et des sondages récurrents qui mesurent le bien-être des collaborateurs et son évolution.

A quel besoin répondez-vous ?

Le travail hybride a supprimé une grande partie des occasions d'interaction informelle : 22 % des salariés du privé français télétravaillent au moins une fois par mois, à 1,9 jour par semaine. Résultat, 8 % seulement des salariés français se déclarent engagés au travail, contre 12 % en Europe. Les entreprises répondent par des séminaires à 50 à 500 € par personne, une à deux fois par an, qui ne laissent rien entre deux. Kwoji comble ces onze mois de vide.

Quelles sont les technologies que vous utilisez ?

Cloudflare Pages et Durable Objects pour le temps réel multijoueur, Supabase pour les données et l'authentification, Stripe pour les paiements, Resend et Sentry pour les emails et le monitoring. Le coût marginal d'un utilisateur supplémentaire est proche de zéro.

Histoire de Kwoji

Comment avez-vous eu l’idée ?

J'organise des jeux de team-building depuis trois ans. Le déclic est venu d'une partie qui a réuni plus de cent personnes qui ne se connaissaient pas et qui, en quelques minutes, jouaient ensemble. La question qui a suivi était simple : pourquoi est-ce que ça n'arrive qu'une fois par an ?

Qu’est-ce qui vous a convaincu de vous lancer et de créer cette startup ?

Le constat que le marché vend exactement l'inverse de ce que dit la recherche. Le MIT Human Dynamics Lab a montré que la fréquence des micro-échanges informels explique une part majeure des écarts de productivité entre équipes ; l'expérimentation menée par ce même laboratoire chez Bank of America a fait reculer nettement le turnover d'un centre d'appels en synchronisant de simples pauses partagées. Les travaux de Jeffrey Hall à l'Université du Kansas établissent que les liens se tissent dans les moments ludiques, pas dans les heures de travail. La cohésion est une affaire de dose et de fréquence, et le marché ne vend que de l'événement annuel.

Depuis combien de temps avez-vous commencé ce projet ?

Trois ans d'organisation de jeux de team-building en présentiel, et le produit en ligne construit sur 2026. Les quinze jeux sont livrés et jouables en production.

Le business model de la startup

Quel est votre cœur de cible ?

Les RH, office managers et managers d'équipe de PME et d'ETI, en particulier celles qui fonctionnent en hybride ou en distanciel. L'adoption est ascendante : un salarié peut faire entrer Kwoji sans validation hiérarchique.

Comment allez-vous vous faire connaître de vos clients ?

Adoption ascendante et boucle virale : chaque partie invite de nouveaux joueurs par lien, et l'usage crée la donnée qui convertit l'organisateur. À cela s'ajoutent le contenu sur la cohésion d'équipe, les médias RH et tech, et un programme d'équipes pilotes cette rentrée.

Plateforme d'engagement collaborateurs : quinze jeux de 3 à 5 minutes joués entre collègues pendant une pause. La cohésion au quotidien, pas une fois par an.

Les avantages de Kwoji

Qui sont vos principaux concurrents ?

Trois familles, et aucune ne tient les deux bouts. Les outils de rituel social (Water Cooler Trivia, QuizBreaker, Donut, HeyTaco, Kahoot! 360) installent bien une habitude, entre 0,50 et 5 $ par personne et par mois, mais ce sont des quiz ou des mises en relation, pas de vrais jeux sociaux en temps réel, et ils ne produisent aucune mesure exploitable par les RH. Les suites d'engagement, à savoir Zest (ex-Supermood, fusionné en 2025), Officevibe, Culture Amp, Lattice et 15Five, mesurent sérieusement, mais entre 3,50 et 15 $ par salarié et par mois, et surtout elles souffrent d'un mal structurel : le salarié ne s'y connecte que lorsqu'on l'y invite, et le taux de réponse s'érode de vague en vague. En France, Zest vise désormais les DRH grands comptes, avec un engagement annuel minimum de l'ordre de 8 000 € et plusieurs semaines de déploiement. Enfin les jeux grand public (Jackbox, Skribbl, Slither.io, GeoGuessr) sont de vrais jeux, mais ponctuels et hors du cadre professionnel.

Le croisement des deux premières familles est vide, en particulier pour les entreprises de 10 à 200 salariés : un outil que les collaborateurs ouvrent d'eux-mêmes et qui donne aux RH un signal fiable. C'est la case de Kwoji.

Quels sont vos avantages par rapport à vos concurrents ?

Aucune installation ni validation IT : on rejoint par un lien. Un prix d'entrée qui ne demande pas d'arbitrage budgétaire. Un palier gratuit réellement utilisable, mascotte comprise. Et surtout le croisement de deux natures de mesure, le déclaratif des sondages et l'observé du graphe de cohésion. Ni l'un ni l'autre ne suffit seul : une note sans les liens qui l'entourent ne dit pas quoi corriger, et des liens sans ressenti ne disent pas si l'équipe va bien.

En quoi vous démarquez-vous de vos concurrents ?

Par la fréquence, par le prix, et par la nature de la donnée. Les prestataires de team-building vendent l'intensité une fois par an ; Kwoji vend la dose quotidienne. Les outils de rituel social type Water Cooler Trivia ou QuizBreaker tiennent la fréquence mais restent des quiz, sans jeu temps réel ni mesure. Les baromètres sociaux mesurent, mais entre 3,50 et 15 $ par salarié et par mois, soit deux à sept fois le prix de Kwoji, et s'arrêtent au ressenti déclaré.

Kwoji mesure le déclaratif comme eux, et y ajoute l'observé : le graphe réel de la cohésion, la médiane de collègues croisés, les îlots de collègues sans lien, les personnes à relier. Un baromètre dont le taux de réponse ne s'effondre pas, parce qu'il vit là où les gens jouent déjà.

Et demain ?

Quels sont les plans pour votre startup ?

Approfondir la mesure. Kwoji pose déjà deux questions aux collaborateurs : un Pulse hebdomadaire sur le moral de l'équipe, et l'eNPS, la recommandation de l'entreprise comme employeur. Je veux étendre cette verticale à la satisfaction envers le manager et envers la direction. Mais l'intérêt n'est pas d'ajouter des questions, c'est de croiser ce que les gens déclarent avec ce qu'ils font. Deux équipes peuvent afficher le même mauvais score et avoir besoin de deux choses opposées : si le tableau de bord montre que leurs membres ne croisent presque personne, le problème est l'isolement, et il se traite en recréant des liens. S'il montre qu'ils jouent déjà avec toute l'entreprise, l'isolement n'y est pour rien et la cause est ailleurs : la charge, le management, les objectifs. Un baromètre seul ne permet pas de faire cette distinction.

Quels sont vos besoins ?

Dix équipes pilotes pour cette rentrée : trois mois offerts quel que soit l'effectif, onboarding assuré par mes soins. Et des retours d'usage réels pour arbitrer la feuille de route.

Où voyez-vous votre startup dans un an ?

Dans un an, j'aimerais que Kwoji soit devenu une habitude qu'on ne questionne plus : la partie de 16 h qu'on ne rate pas, la mascotte qu'on se dispute pour nourrir, la revanche que le marketing promet à la finance depuis lundi. Mais le vrai indicateur ne sera pas dans un tableau de bord, il sera dans ce que les équipes racontent : la partie où le stagiaire a battu le directeur, le jour où deux services qui ne se parlaient jamais ont commencé à se chambrer. La cohésion ne se décrète pas, elle s'accumule, un bon souvenir après l'autre. Si ces souvenirs existent dans quelques centaines d'entreprises, le reste aura suivi tout seul : des équipes qui reviennent chaque semaine, des RH qui voient leur courbe de moral bouger, et des clients qui restent sans qu'on ait besoin de les retenir.