Moka Care publie les résultats de la Grande Enquête sur la santé mentale au travail

L'actualité en bref
Santé mentale : le monde du travail, une terre hostile pour 1/3 des Français
Moka Care publie les résultats de la Grande Enquête sur la santé mentale au travail
Moka.Care, en collaboration avec le GHU Paris psychiatrie & neurosciences, est sur le point de dévoiler les résultats de la Grande Enquête menée sur la santé mentale en milieu professionnel. Cette étude effectuée par l’Ifop auprès de 2200 employés français, dont 400 du département des ressources humaines, révèle des chiffres préoccupants : 30% des travailleurs n’évoluent pas dans un cadre professionnel sain et bienveillant, tandis que 90% attendent des initiatives des entreprises pour s’occuper de leur bien-être psychologique.
Le travail : un milieu hostile pour un tiers des Français
Mark Zuckerberg a récemment affirmé qu’« une culture valorisant légèrement l’agressivité peut avoir ses points positifs ». Cette hostilité se manifeste dans le quotidien professionnel pour un salarié français sur trois. Parmi eux, un tiers témoigne avoir déjà été témoin ou victime d’agressions verbales et de harcèlement moral au sein de leur travail. Ainsi, 3 sur 10 considèrent que leur lieu de travail manque de respect et de propreté.
Pour 56% des Millennials et de la Génération Z, la santé mentale prime sur le travail
Près de la moitié des salariés ont vu leur efficacité au travail impactée par leur bien-être psychologique. Ce chiffre monte à 56% pour les moins de 35 ans, soit 16% de plus que pour leurs aînés âgés de plus de 50 ans. Par ailleurs, 20% des employés de moins de 35 ans ont déjà quitté leur emploi pour préserver leur santé mentale, soit deux fois plus que leurs collègues plus âgés. Les jeunes générations priorisent leur santé psychologique sur leur emploi, délaissant leurs postes lorsque la situation le nécessite.
38% des employées en mal-être psychologique contre 22% des hommes
Les femmes dans le milieu professionnel sont particulièrement affectées par le stress et les troubles psychiques. 45% affirment avoir souffert de stress chronique lié à leur travail, comparativement à 26% des hommes. De même, 35% rapportent avoir subi un burn-out au cours des cinq dernières années, contre 21% des hommes. L’étude souligne également une disparité entre la perception et la réalité de leur état psychologique chez les femmes : elles sont 38% à être en souffrance mentale avec risque de dépression mais 81% jugent leur état satisfaisant.
La santé mentale, grande priorité nationale à l’horizon 2025 : 9 salariés sur 10 attendent des initiatives en entreprise
Les barrières autour de la santé mentale et du soutien psychologique se brisent progressivement : 40% des employés français ont déjà consulté un professionnel de la santé mentale. Ce phénomène est plus marqué chez les jeunes salariés et ceux de la région parisienne, où un sur deux a opté pour la thérapie, face à 31% des plus de 50 ans et 39% en province. En outre, 9 Français sur 10 considèrent que la santé mentale est un enjeu sociétal majeur et attendent des actions concrètes de leurs employeurs pour protéger leur bien-être.
En publiant cette enquête, Moka.Care et le GHU Paris expriment leur engagement à rapprocher l’univers de la psychiatrie de celui des entreprises, deux mondes qui jusqu’à présent communiquent insuffisamment. Leur ambition ? Faire de la santé mentale une cause largement partagée et intensifier la prévention des troubles psychiques au sein des structures professionnelles par le biais d’une action cohérente entre le milieu hospitalier et les experts en prévention des risques professionnels.
« La prévention au travail est la clé pour faire face à la dégradation de la santé mentale. Les entreprises ont tout à y gagner : en réduisant le mal-être au travail, elles limitent aussi l’absentéisme, le désengagement et ses impacts. » Guillaume d’Ayguesvives, Co-fondateur & directeur général de Moka.Care
« Le changement de regard sur les vulnérabilités et les maladies psychiques doit faire partie des défis de la responsabilité sociale des organisations, et cela passe aussi par une meilleure information, prévention et orientation vers l’offre de soins disponible. » Florence Patenotte, Directrice communication & mécénat au GHU Paris psychiatrie & neurosciences.
Service partenaire
Une question juridique ?
Obtenez une premiere reponse claire avec Juritravail.
Posez gratuitement votre première question juridique aux experts de Juritravail !
Service partenaire
Transfert de siège social
Vous déménagez en restant dans le même département ?
Publier mon annonce légale