Illustration de la news 10% Boycotte le Black Friday pour Promouvoir la Consommation Raisonnée

10% Boycotte le Black Friday pour Promouvoir la Consommation Raisonnée

#news Dernière mise à jour : 02/12/2025 à 21:38, publié le : 03/12/2025
  • Fondateurs : Clémence Luc et Max Lemasquerier,
  • Levée de fonds : 2 400 000

Black Friday : Pourquoi Clémence Luc, patronne de l’appli de cashback 10%, a coupé son service le 28 novembre ?

À une époque où la majorité des enseignes s’adonnent à des promotions agressives pour le Black Friday, et où les plateformes de cashback traditionnelles vantent leurs “offres exceptionnelles” à l’approche des fêtes de fin d’année, l’application de cashback 10% a choisi une approche radicalement différente en suspendant son service le 28 novembre. « 10% s’engage tous les jours à promouvoir une vision simple : aider les Français à retrouver du pouvoir d’achat grâce à leurs achats quotidiens, avec un modèle axé sur la transparence et la fidélité, et non sur la stimulation artificielle de la consommation », a déclaré sa fondatrice Clémence Luc. Ce choix est, selon elle, en totale opposition « à l’hyperconsommation inhérente au Black Friday ». En désactivant temporairement son application, 10% souhaitait souligner que les économies significatives se réalisent où cela compte vraiment : dans la régularité, sur des produits essentiels, tout au long de l’année, et non par le biais d’opérations ponctuelles au marketing intrusif.

Une initiative audacieuse mais réfléchie : désactiver l’application le 28 novembre pour refuser l’hyperconsommation

Fondée en octobre 2024, 10% est la première start-up de cashback proposant un retour de 10% sur les dépenses courantes, auprès des marques favorites, quel que soit le lieu des courses et tout au long de l’année. Pour bénéficier du cashback, il suffit d’envoyer son ticket de caisse pour les produits éligibles.

Dès ses débuts, 10% a affirmé un objectif clair : restituer du pouvoir d’achat aux foyers français sans les inciter à consommer davantage. L’application ne rembourse que des achats quotidiens, avec des quantités limitées et en adéquation avec une consommation responsable. Ce choix stratégique se démarque clairement des pratiques commerciales intensives, comme celles observées lors du Black Friday.

Le Black Friday représente désormais l’une des plus fortes incitations à l’achat compulsif, avec des prix artificiellement augmentés avant de proposer des réductions spectaculaires, des offres éphémères, et un marketing très agressif. Ces stratégies encouragent les abus plutôt que de promouvoir une gestion saine de son budget, surtout en cette période où les budgets pour les fêtes ont une nouvelle fois diminué cette année (-24€ par rapport à 2024, selon une étude de l’Observatoire Ankorstore du Commerce Indépendant).

« 10% a été conçu pour s’opposer au Black Friday », précise Clémence Luc, cofondatrice et dirigeante de 10%. « Nous collaborons principalement avec des marques françaises, ou présentes en France, qui appliquent des prix stables et raisonnables tout au long de l’année, en dehors des promotions spectaculaires et temporaires. »

C’est pourquoi, pour la première fois depuis son lancement, l’équipe de 10% a pris la décision audacieuse de désactiver l’application durant la journée du 28 novembre. Un acte peu commun dans le secteur, mais en parfaite cohérence avec la mission de l’entreprise depuis ses débuts : protéger le pouvoir d’achat sans encourager les comportements excessifs. L’initiative, annoncée via l’application, sur les réseaux sociaux et par mail auprès de ses 350 000 utilisateurs, était accompagnée d’un message clair : « Chez 10%, nous ne croyons pas aux promotions ponctuelles, mais à la fidélité tout au long de l’année. »

Quel est le but de ce boycott ?

10% repose sur un principe fondamental : récompenser la fidélité pour les achats nécessaires tout au long de l’année, plutôt que de générer un réflexe d’achat impulsif. Contrairement aux grandes campagnes commerciales qui incitent à acheter davantage, cette application impose volontairement des limites au montant remboursé, en se basant seulement sur les besoins réels des foyers (par exemple, 2 bidons de lessive ou 1 bouteille d’huile d’olive par mois).

Le Black Friday, pour sa part, repose sur des achats massifs, des promotions souvent artificielles (le site officiel de l’État français met en garde sur Signal Conso “certaines enseignes « gonflent artificiellement leurs prix juste avant le Black Friday », pour ensuite afficher des « réductions » trompeuses”) et une forte incitation à acheter pour « ne pas rater une bonne affaire ».

« Notre mission n’est pas de nourrir ce modèle. Nous accompagnons les consommateurs dans leur quotidien authentique, et non dans les achats impulsifs », déclare Clémence Luc. L’application a donc été désactivée pendant 24 heures, soit durant toute la journée du Black Friday. À la place, les utilisateurs ont été accueillis avec un message éclairant la démarche et rappelant la mission de 10% : réaliser de vraies économies sur les produits essentiels, grâce à des prix honnêtes tout au long de l’année.

Avec cette initiative, 10% aspire à susciter une prise de conscience et à inciter à réfléchir à cet événement, aux dépenses souvent imprévues qu’il engendre, et surtout à l’importance d’adopter des modèles réfléchis, avec des prix justes et accessibles toute l’année. L’objectif n’était pas de porter un jugement moral : il s’agissait de rappeler que les économies les plus significatives ne se réalisent pas lors d’un seul vendredi en novembre, mais dans les achats quotidiens tout au long de l’année.

Tribune de Clémence Luc, CEO et co-fondatrice de 10% : « Pourquoi nous avons dit NON au Black Friday chez 10% »

« Chaque jour depuis notre établissement en octobre 2024, nous recevons en moyenne 20 000 tickets de caisse… et ce sont tous les mêmes : des pâtes, des yaourts, du lait, des couches, de la lessive… Des achats simples et essentiels, qui jouent un rôle de plus en plus important dans le budget des familles. C’est pour cela que nous avons lancé 10% : pour réellement aider, toute l’année, à économiser sur les indispensables du quotidien. C’est également pourquoi nous avons choisi de ne pas participer au Black Friday.

Le Black Friday n’a jamais été conçu dans un but de préservation du pouvoir d’achat. Il favorise une hyperconsommation inutile. Les études le confirment : une part considérable des « bonnes affaires » ne représentent pas de réelles réductions. Certains prix sont augmentés avant d’être « dégriffés ». De plus, de nombreux achats réalisés ce jour-là sont impulsifs, superflus, et souvent d’une utilité très limitée dans le temps. Nous ne souhaitons pas encourager ce modèle. Il ne s’aligne pas avec nos valeurs : la fidélité, le long terme, une véritable solution d’impact pour le pouvoir d’achat.

Nous croyons en une consommation quotidienne, pas en celle de l’excès. Nous croyons en la transparence des prix qui demeurent stables tout au long de l’année, pas en des promotions éphémères. Nous aspirons à soutenir durablement le pouvoir d’achat, et non à offrir l’illusion d’une journée exceptionnelle. Nous pensons qu’un autre modèle est possible : un modèle où la transparence, la stabilité et la fidélité priment sur de simples rabais temporaires. Un modèle où les économies se construisent là où elles comptent vraiment : sur les achats essentiels, et pas lors d’une opération temporaire.

Nous encourageons tout un chacun (consommateurs, marques, acteurs publics…) à réfléchir à l’impact de ces événements de grande envergure. Le Black Friday crée l’illusion d’économies exceptionnelles, mais finalement, peu de choses changent vraiment au quotidien : il ne touche pas aux dépenses journalières, celles qui ont une véritable importance dans le budget des familles. Une consommation responsable, c’est faire des choix et proposer des prix justes et transparents toute l’année, plutôt que d’attendre des promotions d’une journée qui masquent leurs propres incohérences. C’est ce modèle que nous défendons : des économies authentiques, quotidiennes, sans surenchères ni fausses bonnes affaires. »