La Journée nationale du rebond entrepreneurial revient le 19 novembre 2026

La Journée nationale du rebond entrepreneurial revient le 19 novembre 2026

L'actualité en bref

Les Rebondisseurs Français fixent au 19 novembre 2026 leur 4e Journée nationale du rebond entrepreneurial à Levallois-Perret.

Dernière mise à jour : 22/07/2026 à 15:59
Publié le : 22/07/2026
https://www.lesrebondisseursfrancais.fr

La Journée nationale du rebond entrepreneurial revient le 19 novembre 2026

Les Rebondisseurs Français organiseront la quatrième Journée nationale du rebond entrepreneurial le 19 novembre 2026 à Levallois-Perret. Dirigeants, experts et acteurs de l’accompagnement se réuniront pour partager des expériences sans détour et présenter des solutions permettant d’anticiper une crise, de restructurer une activité ou de reconstruire un projet après un échec. Ce rendez-vous intervient dans un contexte particulièrement tendu : plus de 70 000 défaillances d’entreprises ont été enregistrées en France sur les douze mois achevés en mai 2026.

Une journée pour parler des difficultés avant qu’il ne soit trop tard

La quatrième Journée nationale du rebond entrepreneurial se déroulera dans les locaux de L’Escalator, au 36 rue Raspail à Levallois-Perret. L’accueil des participants débutera à 8 h 30 et les échanges se poursuivront jusqu’en fin d’après-midi.

L’événement s’adresse aux dirigeants de TPE et PME, aux fondateurs de startups, aux travailleurs indépendants et aux repreneurs. Il est ouvert aux membres de l’association comme aux entrepreneurs qui la découvrent pour la première fois.

Son objectif n’est pas uniquement de raconter des histoires de faillites suivies de réussites. Il consiste surtout à montrer que le rebond commence souvent avant la disparition de l’entreprise. Renégocier une dette, abandonner une activité déficitaire, transmettre sa société, faire entrer un investisseur ou demander l’ouverture d’une procédure préventive sont déjà des formes de rebond.

La journée doit permettre aux participants de confronter leurs difficultés à celles d’autres dirigeants, de découvrir les interlocuteurs pouvant les accompagner et de repartir avec des décisions applicables rapidement.

Un niveau de défaillances toujours très élevé en France

À la fin du mois de mai 2026, la Banque de France recensait 70 077 défaillances sur douze mois, soit une augmentation de 4,4 % en un an. Ce niveau dépasse d’environ 18 % la moyenne observée entre 2010 et 2019.

La situation continue également de se dégrader au fil de l’année. Au deuxième trimestre 2026, 17 486 procédures ont été ouvertes, en hausse de 5,4 % par rapport à la même période de 2025. Au total, environ 37 700 entreprises ont fait l’objet d’une procédure au premier semestre, dont près des deux tiers ont été directement placées en liquidation.

Les microentreprises restent les plus nombreuses parmi les structures concernées, mais les difficultés progressent également chez les TPE, les PME et certaines entreprises de taille intermédiaire. Les secteurs de l’hébergement-restauration, des services aux entreprises, de l’agriculture et des services à la personne figurent parmi les plus exposés.

Ces défaillances ne s’expliquent pas par une cause unique. Les dirigeants doivent composer avec le ralentissement de la demande, les coûts salariaux et énergétiques, le remboursement des dettes contractées durant les années précédentes, la hausse du coût du financement et l’allongement de certains délais de paiement.

Trois actes pour comprendre, décider et reconstruire

La programmation de la Journée nationale du rebond entrepreneurial sera organisée autour de trois grandes séquences.

Acte 1 : comprendre la réalité des entreprises

La première partie sera consacrée à la situation concrète des dirigeants. Elle abordera les tensions de trésorerie, les impayés, les difficultés de financement, les baisses de commandes et les arbitrages auxquels les entrepreneurs sont confrontés.

L’enjeu sera notamment d’apprendre à identifier les premiers signaux d’alerte. Une entreprise peut encore afficher un chiffre d’affaires satisfaisant tout en se rapprochant d’une crise de liquidité. Une marge qui diminue, des échéances sociales reportées, une autorisation de découvert utilisée en permanence ou des fournisseurs payés de plus en plus tard doivent alerter.

Ces fragilités sont parfois temporaires. Elles deviennent dangereuses lorsqu’elles s’accumulent sans plan d’action et que le dirigeant cesse de disposer d’une vision précise de sa trésorerie future.

Acte 2 : partager de véritables parcours de rebond

La deuxième séquence donnera la parole à des entrepreneurs ayant traversé une crise, une fermeture, un conflit entre associés ou une transformation profonde de leur modèle économique.

Ces témoignages doivent permettre de sortir d’une représentation trop linéaire de la réussite entrepreneuriale. Un rebond peut prendre différentes formes : relancer une nouvelle activité, reprendre une entreprise, devenir salarié, transmettre son expérience ou reconstruire une société autour d’un modèle plus robuste.

Le partage d’expérience joue ici un rôle essentiel. Les dirigeants en difficulté peuvent avoir tendance à s’isoler, à minimiser la gravité de la situation ou à retarder une décision par crainte du regard de leurs salariés, de leurs partenaires et de leur entourage. Entendre des pairs expliquer leurs erreurs et les solutions mises en œuvre peut faciliter le passage à l’action.

Acte 3 : identifier les solutions de relance

La dernière partie sera consacrée aux leviers permettant de protéger l’activité encore viable ou de préparer l’étape suivante. Plusieurs pistes pourront être étudiées : financement, transmission, restructuration, recherche d’un repreneur, médiation, réorganisation des dettes ou lancement d’un nouveau projet.

L’objectif sera de distinguer les solutions adaptées à une difficulté passagère de celles nécessaires lorsqu’un modèle économique n’est plus soutenable. Injecter de la trésorerie dans une activité structurellement déficitaire ne fait souvent que repousser le problème. À l’inverse, fermer trop rapidement une branche encore rentable peut détruire une valeur qui aurait pu être conservée.

Agir dès les premiers signaux de fragilité

En février 2026, l’État a lancé une Charte de confiance destinée à améliorer la prévention des difficultés des entreprises. Cette initiative part d’un constat : les dispositifs d’accompagnement existent, mais les dirigeants les sollicitent souvent tardivement.

Selon les données présentées à cette occasion, une intervention précoce permettrait d’éviter un redressement judiciaire dans 70 % des situations accompagnées. Les retards de paiement contribueraient par ailleurs à un quart des défaillances et immobiliseraient environ 15 milliards d’euros de trésorerie.

Les premières actions ne sont pas nécessairement complexes. Un dirigeant peut commencer par établir un prévisionnel de trésorerie sur treize semaines, mesurer la rentabilité de chaque activité, relancer méthodiquement les créances clients et négocier avant l’échéance avec ses financeurs.

Il peut également solliciter son expert-comptable, son avocat, le Médiateur du crédit, le Médiateur des entreprises, les services de prévention du tribunal de commerce ou les conseillers départementaux aux entreprises en difficulté.

Comprendre les principales procédures disponibles

Le terme faillite masque plusieurs situations juridiques très différentes. Une entreprise rencontrant des difficultés dispose de solutions confidentielles avant l’ouverture d’une procédure collective.

  • Le mandat ad hoc permet au dirigeant de se faire assister par un mandataire afin de négocier avec ses créanciers. La procédure est confidentielle et sa durée est adaptable.
  • La conciliation vise à trouver un accord avec les principaux créanciers lorsque l’entreprise rencontre une difficulté juridique, économique ou financière. Elle reste possible si la cessation des paiements date de moins de 45 jours.
  • La sauvegarde concerne une entreprise qui n’est pas encore en cessation des paiements, mais qui ne parvient plus à surmonter seule ses difficultés. Elle permet de suspendre certaines poursuites et de préparer un plan.
  • Le redressement judiciaire intervient lorsque l’entreprise est en cessation des paiements mais qu’une poursuite de l’activité paraît encore envisageable.
  • La liquidation judiciaire est prononcée lorsque le redressement est manifestement impossible. Elle organise l’arrêt ou la cession de l’activité et la vente des actifs.

Consulter tôt ne signifie donc pas demander la liquidation de son entreprise. Au contraire, l’anticipation augmente le nombre de solutions mobilisables et permet au dirigeant de conserver davantage de contrôle sur les décisions.

La transmission comme solution de rebond

La cession d’une entreprise est souvent présentée comme l’aboutissement d’un parcours réussi. Elle peut aussi devenir une solution lorsqu’un dirigeant ne dispose plus des moyens financiers, humains ou personnels nécessaires pour poursuivre seul.

Une transmission préparée suffisamment tôt peut préserver les emplois, les contrats, les équipements et le savoir-faire accumulé. Elle peut porter sur l’ensemble de l’entreprise, sur une branche d’activité ou uniquement sur certains actifs.

Le repreneur peut être un concurrent, un salarié, un investisseur ou une autre société souhaitant compléter son offre. Dans une procédure collective, une cession peut également permettre de maintenir une partie de l’activité plutôt que de procéder à une fermeture totale.

Le principal obstacle reste souvent le temps. Une entreprise encore capable de négocier dispose de davantage d’options et peut défendre sa valorisation. Lorsque la trésorerie est épuisée, la transmission doit être organisée dans l’urgence, avec un nombre plus limité de candidats.

Faire du rebond une compétence entrepreneuriale

Créée en 2018, l’association Les Rebondisseurs Français défend l’idée que le rebond ne doit pas être réduit à une seconde chance accordée après un échec. Il constitue une capacité stratégique à détecter les changements, décider rapidement et reconstruire.

L’association anime six implantations territoriales dans les Hauts-de-France, en Île-de-France, à Bordeaux, à La Rochelle, à Lyon et à La Réunion. Ces clubs sont pilotés par des bénévoles eux-mêmes entrepreneurs et organisent des rencontres, des ateliers et des actions d’entraide.

La Journée nationale du rebond entrepreneurial prolonge ce travail à l’échelle nationale. Elle réunira des dirigeants qui cherchent à prévenir les difficultés, des entrepreneurs ayant déjà traversé une rupture et des spécialistes capables d’apporter des réponses juridiques, financières ou opérationnelles.

Informations pratiques

Date : jeudi 19 novembre 2026
Horaires : accueil à partir de 8 h 30, clôture prévue en fin d’après-midi
Lieu : L’Escalator, 36 rue Raspail, 92300 Levallois-Perret
Accès : métro ligne 3, station Pont de Levallois-Bécon, ou Transilien ligne L, gare de Clichy-Levallois
Public : dirigeants de TPE et PME, fondateurs de startups, indépendants, repreneurs et professionnels de l’accompagnement

Dans un contexte où de nombreux entrepreneurs attendent encore d’être au pied du mur pour demander de l’aide, cette quatrième édition veut rappeler un principe essentiel : rebondir ne commence pas après la chute, mais au moment où l’on accepte de regarder la situation en face et d’agir.

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