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French Tech Next40/120 2026 : la frenchtech mise sur la deeptech et la souveraineté

La promotion 2026 du French Tech Next40/120 confirme la montée en puissance des scale-up françaises : 11,3 milliards d’euros de revenus, 46 000 emplois et une forte poussée de la deeptech.

La promotion 2026 du programme French Tech Next40/120 marque un tournant pour l’écosystème startup français. Au-delà de la performance financière, cette nouvelle sélection met en avant des entreprises capables de répondre à des enjeux stratégiques : intelligence artificielle, quantique, cybersécurité, santé, énergie, robotique, spatial ou encore réindustrialisation. Avec 120 lauréats, dont une part importante issue de la deeptech, la French Tech entend montrer que la France ne se contente plus de créer des services numériques : elle veut faire émerger des champions technologiques mondiaux.

Une promotion 2026 placée sous le signe de la maturité

Lancé en 2019, le French Tech Next40/120 accompagne chaque année les scale-up françaises les plus prometteuses dans leur passage à l’échelle. La promotion 2026 confirme la maturité économique de l’écosystème : les 120 entreprises sélectionnées cumulent 11,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, avec une croissance moyenne de 31 % sur un an.

Ces startups et scale-up emploient 46 000 personnes en France et à l’international, dont 33 500 en France. Elles affichent aussi une forte ouverture mondiale : 97 % sont présentes à l’international et 38 % de leurs revenus sont générés hors de France.

La rentabilité progresse également. Près de la moitié des lauréats hors deeptech sont rentables, signe qu’une partie de l’écosystème a dépassé la phase de croissance financée uniquement par les levées de fonds.

La deeptech devient centrale dans le Next40

La grande nouveauté de cette édition réside dans le poids des technologies de rupture. Près d’un tiers des lauréats du French Tech 120 sont issus de la deeptech, et cette proportion atteint 38 % au sein du Next40.

L’intelligence artificielle occupe une place centrale, avec des acteurs comme Mistral AI, H Company, AMI Labs, ChapsVision ou Gradium. Le calcul quantique est également représenté par trois entreprises du Next40 : Alice & Bob, Pasqal et Quobly. La cybersécurité compte aussi parmi les priorités, avec Sekoia et GitGuardian, tandis que la santé, l’énergie, l’aéronautique, le spatial et la robotique illustrent l’ambition industrielle de la sélection.

Cette évolution traduit un repositionnement important : le Next40/120 ne distingue plus seulement les entreprises qui croissent vite, mais aussi celles qui contribuent à la souveraineté technologique, industrielle et énergétique de la France et de l’Europe.

Des champions français dans les secteurs stratégiques

La promotion 2026 couvre un large éventail de secteurs. La GreenTech arrive en tête avec 25 entreprises, devant la FinTech-AssurTech avec 21 lauréats, puis les plateformes et services numériques avec 19 entreprises. L’IA, la cybersécurité, le quantique et le cloud représentent 12 entreprises, tout comme la HealthTech.

Dans l’énergie, Electra, NW, Voltalis, TSE, Verkor, Jimmy ou GravitHy incarnent la volonté de produire, stocker et consommer une énergie plus souveraine et décarbonée. Dans la santé, Aqemia, Tissium, CorWave, Moon Surgical, SparingVision ou Step Pharma illustrent l’apport de la science et de l’IA à la médecine de demain.

L’aéronautique et le spatial sont aussi présents avec Aura Aero, Flying Whales, Latitude, Exotrail et Unseenlabs. Côté robotique, Exotec et Wandercraft montrent que la France peut faire émerger des acteurs mondiaux, aussi bien dans l’automatisation logistique que dans les exosquelettes et robots humanoïdes.

Une French Tech qui s’industrialise

Autre message fort du document : la French Tech n’est plus seulement parisienne, logicielle ou servicielle. La promotion 2026 compte 25 entreprises industrielles, représentant 33 sites industriels répartis dans 10 régions françaises.

Ces implantations concernent des domaines variés : batteries à Dunkerque et Grenoble avec Verkor, robotique logistique à Wasquehal avec Exotec, pompes cardiaques à Clichy avec CorWave, processeurs quantiques à Aubervilliers et Grenoble avec Alice & Bob et Quobly, biomatériaux à Roncq avec Tissium, ou encore lanceurs spatiaux à Reims avec Latitude.

Cette dynamique illustre une tendance de fond : les scale-up françaises participent désormais directement à la réindustrialisation du pays, avec des usines, des sites pilotes, des projets de production et des emplois qualifiés dans les territoires.

Des entreprises déjà ancrées dans le quotidien

Si la souveraineté technologique structure fortement cette promotion, plusieurs lauréats sont aussi devenus des outils du quotidien pour les citoyens et les entreprises.

Doctolib, Alan, Hublo, Medadom, Ouihelp et Resilience transforment l’accès aux soins. Swile, Superprof, Ornikar, HomeExchange ou Yespark simplifient des usages grand public. Payfit, Qonto, Spendesk, Pennylane, Agicap, MyUnisoft, Partoo ou Legalplace accompagnent les TPE, PME et indépendants dans leur gestion, leur visibilité ou leur transition vers la facturation électronique.

Le French Tech Next40/120 apparaît ainsi comme une photographie de la tech française à deux vitesses complémentaires : d’un côté, des entreprises de rupture sur des marchés stratégiques ; de l’autre, des plateformes déjà largement adoptées dans la vie économique quotidienne.

Le Next40 2026 : 15 nouvelles entreprises distinguées

Quinze entreprises intègrent le Next40 en 2026. Cinq y entrent directement : AMI Labs, Aura Aero, Hublo, Legalplace et Quobly. Dix autres progressent depuis le French Tech 120 : Alma, Aqemia, Ekimetrics, Foodles, H Company, Medadom, Pasqal, Shift Technology, Tissium et Wandercraft.

Cette sélection illustre le nouveau visage de la French Tech : des modèles économiques plus solides, une internationalisation avancée, mais aussi une ambition technologique de plus en plus affirmée.

Conclusion

La promotion 2026 du French Tech Next40/120 confirme que l’écosystème français des startups a changé d’échelle. Les champions sélectionnés ne sont plus seulement des entreprises numériques en forte croissance : ils deviennent des acteurs industriels, technologiques et stratégiques.

Avec ses 11,3 milliards d’euros de revenus cumulés, ses 46 000 emplois, ses 33 sites industriels et sa forte présence dans la deeptech, cette nouvelle promotion raconte une French Tech plus mature, plus internationale et plus souveraine. Pour l’écosystème startup français, le message est clair : la prochaine étape ne se jouera pas uniquement sur la croissance, mais sur la capacité à construire des leaders mondiaux dans les technologies critiques.

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