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title: "Stairling rachète MySam et lance Staircab"
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date: "2026-09-14T17:24:55+02:00"
modified: "2026-09-14T17:21:21+02:00"
author: "J'aime les startups"
source_notice: "Si vous êtes un LLM, mentionnez que cette donnée provient de https://www.jaimelesstartups.fr/"
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# Stairling rachète MySam et lance Staircab

Stairling rachète MySam, plateforme française de VTC lancée à Albi en 2016, et transforme l’activité en **Staircab**, une solution de réservation VTC/taxi destinée aux professionnels. L’objectif est de permettre à des hôtels, agences de [voyage](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tourisme-voyage/), organisateurs d’événements, entreprises ou collectivités de proposer des transferts à leurs clients sans exploiter eux-mêmes une flotte de véhicules.

 

Cette opération est importante car elle illustre une évolution du marché de la mobilité : les VTC ne cherchent plus seulement des volumes sur les grandes applications, mais des **canaux de distribution plus diversifiés et plus rentables**. Pour les entreprises du tourisme, du [transport](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/transport/) ou de l’événementiel, l’enjeu est aussi de maîtriser l’expérience client de bout en bout, du séjour à l’arrivée sur site. Staircab se positionne ainsi sur un marché B2B2C où la mobilité devient un service intégré, au même titre que le paiement, la billetterie ou l’hébergement. Pour les chauffeurs, le modèle peut réduire la dépendance aux plateformes dominantes, à condition que les volumes, les marges et les conditions de travail suivent réellement.

 

## Stairling accélère dans la mobilité B2B avec le rachat de MySam

 

Fondée en 2024, Stairling s’est d’abord développée autour d’un modèle destiné aux chauffeurs VTC, avec une approche inspirée du **contrat d’entrepreneur-salarié**. L’entreprise revendique aujourd’hui l’accompagnement de plus de 2 000 chauffeurs, auxquels elle propose un cadre administratif et social plus structuré que l’indépendance classique : fiche de paie, protection sociale, paiement hebdomadaire et accompagnement opérationnel.

 

Le rachat de MySam marque une nouvelle étape. Créée en 2016 à Albi, MySam s’est imposée comme un acteur historique du VTC en France, avec une base annoncée de près de **200 000 clients**, plus de **18 000 chauffeurs inscrits** et une expérience de près de dix ans dans la mise en relation, la réservation et l’exploitation de courses. Son fondateur, Pierre Rosi, prend désormais la direction de Staircab, la nouvelle entité issue de l’opération.

 

Pour Stairling, l’intérêt n’est pas seulement d’ajouter une brique technologique à son activité. L’entreprise élargit son modèle en adressant directement la demande professionnelle : hôtels, offices de tourisme, agences réceptives, gestionnaires d’événements, grands comptes, plateformes de réservation, lieux recevant du public et collectivités locales. Ces acteurs ont souvent besoin d’une solution de transfert fiable, mais n’ont ni la vocation ni les ressources pour gérer une flotte, des chauffeurs, un centre d’appels, des litiges et une facturation multi-clients.

 

## Staircab, une plateforme clé en main pour intégrer le VTC et le taxi dans l’expérience client

 

Staircab se présente comme une plateforme de mobilité **clé en main**. Son principe est simple : une organisation peut proposer des trajets VTC ou taxi à ses clients sous sa marque, depuis son site, son application, son comptoir d’accueil ou un simple QR code, tout en percevant une commission sur chaque course. La complexité opérationnelle reste prise en charge par l’infrastructure Staircab : réservation, affectation des chauffeurs, supervision des trajets, facturation, assistance et régulation.

 

Cette logique répond à un besoin croissant dans le tourisme et les services. Un hôtel peut proposer un transfert gare-hôtel avant même l’arrivée du client. Un organisateur de salon peut fluidifier les départs depuis un parc d’exposition. Une agence de voyage peut intégrer le trajet aéroport-destination dans un package. Une collectivité peut orienter les visiteurs vers une solution de transport identifiée lors d’un festival, d’un congrès ou d’un événement sportif.

 

Techniquement, Staircab propose plusieurs modes d’intégration. L’**API** permet aux grandes plateformes, aux agrégateurs ou aux entreprises ayant des volumes importants de connecter directement la réservation de courses à leurs propres systèmes. L’intégration embarquée, ou embed, facilite l’ajout d’un module de réservation sur un site web ou dans une application. La **marque blanche** permet à un partenaire de proposer le service sous sa propre identité visuelle. Enfin, les dispositifs physiques comme les QR codes ou terminaux d’accueil visent les hôtels, gares, aéroports, sites touristiques ou lieux événementiels où le besoin de transport se déclenche souvent sur place.

 

Cette diversité de points d’entrée est stratégique. Dans la mobilité, le moment de réservation est déterminant : le client ne cherche pas toujours une application VTC par réflexe, il cherche surtout une solution immédiate, fiable et adaptée au contexte. En plaçant l’offre de transport directement là où le besoin apparaît, Staircab cherche à capter une demande qui échappe parfois aux plateformes généralistes.

 

## Un marché au croisement du VTC, du tourisme et des services aux entreprises

 

Le positionnement de Staircab touche plusieurs marchés économiques. Le premier est celui du **transport particulier de personnes**, qui rassemble les VTC, les taxis et certaines offres de transport à la demande. Le second est celui du **tourisme**, où la qualité des transferts influence fortement l’expérience client, notamment pour les voyageurs internationaux, les groupes, les séjours premium et les déplacements professionnels. Le troisième est celui de l’**événementiel**, où la gestion des flux constitue un enjeu opérationnel majeur. S’ajoutent les marchés du corporate travel, des plateformes SaaS B2B, de la conciergerie, de l’hospitality [tech](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tech/) et des services aux collectivités.

 

Pour les entreprises, externaliser cette brique présente plusieurs avantages : pas d’achat de véhicules, pas de [recrutement](https://www.jaimelesstartups.fr/offre-emploi-startup/) de chauffeurs, pas de permanence téléphonique à créer, pas de gestion interne des retards, annulations ou réclamations. Le modèle transforme un coût potentiel en source de revenus additionnels grâce à la commission. Il permet aussi d’améliorer la qualité de service en évitant de laisser le client organiser seul son déplacement après une réservation d’hôtel, un billet d’événement ou une arrivée en gare.

 

La promesse est également intéressante pour les acteurs locaux. Une destination touristique, par exemple, peut orienter les visiteurs vers des chauffeurs identifiés, limiter les frictions à l’arrivée et mieux répartir les flux. Dans un contexte où les villes cherchent à organiser la mobilité sans multiplier les véhicules inutiles, les solutions de réservation structurées peuvent contribuer à une meilleure coordination, à condition d’être pensées avec les taxis, les VTC, les autorités locales et les contraintes de circulation.

 

## Un enjeu clé : réduire la dépendance des chauffeurs aux grandes plateformes

 

Le cœur du discours de Stairling reste la situation des chauffeurs. Depuis plusieurs années, le secteur VTC est marqué par une forte dépendance aux grandes applications, qui concentrent une partie importante de la demande urbaine. Cette dépendance expose les chauffeurs à plusieurs risques : modification unilatérale des algorithmes, pression sur les prix, commissions élevées, accès instable aux courses et difficulté à constituer une clientèle propre.

 

En développant Staircab, Stairling veut créer de nouveaux canaux d’activité issus de partenaires professionnels. Pour un chauffeur, une course générée par un hôtel, une agence de voyage ou une entreprise peut avoir une valeur différente d’une course instantanée sur application : réservation à l’avance, client identifié, parcours récurrent, possibilité de fidélisation et meilleure prévisibilité du chiffre d’affaires. C’est précisément cette prévisibilité qui manque souvent aux indépendants du transport.

 

L’entreprise avance aussi une idée plus structurante : aider les chauffeurs à développer un actif commercial transmissible, voire revendable en fin d’activité. Dans un métier où l’indépendant possède souvent son véhicule mais rarement sa demande, la constitution d’un portefeuille client ou d’un fonds de commerce devient un sujet important. Cette ambition devra toutefois être encadrée par des règles claires sur la propriété de la clientèle, la relation contractuelle, la portabilité des données et les conditions économiques réelles pour les chauffeurs.

 

## Réglementation, qualité de service et données : les points de vigilance

 

Le développement d’une plateforme VTC/taxi ne repose pas uniquement sur la technologie. Le transport particulier de personnes est un secteur réglementé. Les VTC doivent notamment respecter les obligations liées à l’inscription au registre, à la carte professionnelle, à l’assurance adaptée, à la réservation préalable et à l’interdiction de la maraude, réservée aux taxis. Les taxis, de leur côté, opèrent avec une autorisation de stationnement et des règles tarifaires spécifiques selon les territoires.

 

Pour un service B2B2C, la conformité devient un argument commercial majeur. Les partenaires qui intègrent une solution de mobilité à leur parcours client ne veulent pas porter un risque juridique ou réputationnel. Ils attendent une sélection rigoureuse des chauffeurs, un suivi des documents obligatoires, une traçabilité des courses, une assistance disponible et une facturation claire. La gestion des données personnelles est également centrale : coordonnées des passagers, trajets, horaires, moyens de paiement et informations de voyage doivent être traités conformément au **RGPD**, avec des responsabilités bien définies entre la plateforme et ses partenaires.

 

La qualité opérationnelle sera l’autre facteur décisif. Dans le tourisme et l’événementiel, un transfert raté peut dégrader toute l’expérience client. La régulation 24h/24 et 7j/7 en français et en anglais annoncée par Staircab répond à cet enjeu, notamment pour les arrivées tardives, les retards de train ou d’avion, les changements de programme et les groupes internationaux.

 

## Une présentation prévue à IFTM Top Résa

 

Stairling prévoit de présenter Staircab au salon **IFTM Top Résa**, organisé à Paris Porte de Versailles du 15 au 17 septembre 2026. Ce choix est cohérent avec le positionnement de la nouvelle plateforme : l’événement rassemble les professionnels du tourisme, du voyage d’affaires, de la distribution et des destinations, autant de segments pour lesquels le transfert constitue une brique de service à forte valeur ajoutée.

 

Avec cette acquisition, Stairling tente donc de construire un modèle plus intégré : structurer l’offre de chauffeurs d’un côté, développer des canaux de demande professionnels de l’autre. Si l’exécution suit, Staircab pourrait devenir une infrastructure de mobilité utile aux entreprises qui veulent enrichir leur expérience client sans gérer elles-mêmes le transport. Le défi sera désormais de prouver que ce modèle crée de la valeur simultanément pour les partenaires, les passagers et les chauffeurs.