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title: "Le 1er octobre Jean-Pierre Nadir lance le podcast « on n’est pas des mythos »"
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author: "J'aime les startups"
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# Le 1er octobre Jean-Pierre Nadir lance le podcast « on n’est pas des mythos »

Jean-Pierre Nadir lance **On n’est pas des mythos**, un podcast consacré aux entrepreneurs qui reprennent, rachètent ou développent des entreprises existantes. Le format entend valoriser la **reprise d’entreprise** comme une voie entrepreneuriale à part entière, avec Frédéric Mazzella puis Wilfried Granier parmi les premiers invités annoncés à partir du 1er octobre 2026.

 

Cette initiative arrive à un moment stratégique pour l’économie française, alors que des centaines de milliers de dirigeants de TPE et PME devront organiser leur transmission dans les prochaines années. Le sujet concerne directement l’[emploi](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/emploi-entreprise/), les territoires, le financement des entreprises, le conseil aux dirigeants, la formation entrepreneuriale et les stratégies de croissance externe. Pour les entrepreneurs, la reprise peut offrir un accès plus rapide à un marché, à une clientèle, à des équipes et à un savoir-faire déjà constitués. Pour les cédants, elle pose une question cruciale : comment préparer suffisamment tôt une entreprise pour qu’elle puisse survivre et croître après leur départ ? Le lancement du podcast s’inscrit donc dans une tendance de fond : faire de la transmission non plus un sujet patrimonial de fin de carrière, mais un levier d’innovation, de croissance et de souveraineté économique.

 

## La reprise d’entreprise sort de l’angle mort entrepreneurial

 

Avec **On n’est pas des mythos, le podcast qui sent bon le labeur, la sueur et la bonne humeur**, Jean-Pierre Nadir veut déplacer le regard porté sur l’entrepreneuriat. Dans l’imaginaire collectif, entreprendre reste souvent [associé](https://www.jaimelesstartups.fr/annonce-cofondateur/) à la création d’une [start-up](https://www.jaimelesstartups.fr/startups/), à une idée nouvelle ou à une [levée de fonds](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-levee-de-fonds-startup-france/) spectaculaire. Pourtant, une part essentielle de la vitalité économique repose sur des entreprises déjà installées, parfois peu médiatisées, mais rentables, utiles localement et détentrices de compétences rares.

 

La reprise consiste précisément à reprendre cette matière existante pour lui donner une nouvelle trajectoire. Elle peut concerner une entreprise artisanale, une PME industrielle, une société de services, un commerce, un cabinet de conseil, une entreprise du numérique ou un acteur touristique. Le repreneur n’arrive pas devant une page blanche : il hérite d’une clientèle, d’une organisation, d’une culture interne, de salariés, de fournisseurs et d’un historique financier. Cette réalité réduit certains risques liés au démarrage, mais en crée d’autres, notamment sur l’intégration managériale, la dette d’acquisition, la dépendance au dirigeant sortant ou la capacité à moderniser l’activité sans casser ce qui fonctionne.

 

Le calendrier renforce l’intérêt du sujet. Le gouvernement a présenté en septembre 2026 le **Pacte Papin**, destiné à faciliter la transmission des TPE et PME, notamment lorsqu’elle s’organise au profit des salariés. Le dispositif doit être intégré au projet de loi de finances pour 2027. L’enjeu est considérable : environ **500 000 entreprises** pourraient être concernées par une transmission dans les dix ans, représentant près de **trois millions d’emplois**. Derrière ces chiffres se trouvent des ateliers, des commerces de proximité, des PME exportatrices, des entreprises familiales et des activités de services qui structurent l’économie réelle.

 

## Un podcast pour raconter l’effort, les risques et les acquisitions

 

Le nouveau format animé par Jean-Pierre Nadir adopte volontairement un ton éloigné des interviews business classiques. Chaque épisode s’ouvre par l’intervention d’une humoriste chargée de présenter l’invité avec un regard décalé, avant un échange plus approfondi sur son parcours, ses décisions, ses erreurs et ses choix de développement. L’objectif n’est pas seulement de raconter des réussites, mais de montrer ce que l’entrepreneuriat implique concrètement : du travail, des arbitrages, des périodes de doute, des échecs parfois coûteux et une capacité à durer.

 

Le premier épisode, annoncé pour le **1er octobre 2026**, recevra Frédéric Mazzella, fondateur de BlaBlaCar. Son parcours illustre l’une des dimensions majeures du sujet : l’acquisition comme outil de croissance. BlaBlaCar a réalisé une quinzaine d’opérations de rachat pour renforcer son implantation géographique, compléter son offre ou consolider son modèle. Le deuxième épisode, prévu le 1er novembre, accueillera Wilfried Granier, fondateur de Superprof, qui a mené plus d’une vingtaine d’acquisitions dans le développement de sa plateforme.

 

D’autres profils doivent suivre, parmi lesquels Jean-Michel Karam, entrepreneur et investisseur connu du grand public, ainsi que Sophie Lacoste, associée notamment à la reprise et au développement de Fusalp. Ces invités permettent d’aborder plusieurs formes de reprise : croissance externe par acquisitions successives, reprise d’une marque patrimoniale, investissement dans des entreprises en transformation ou transmission d’une activité familiale. Le podcast cherche ainsi à déconstruire l’idée selon laquelle la réussite entrepreneuriale serait uniquement liée à l’invention d’un concept inédit.

 

## Pourquoi la transmission est un sujet économique majeur

 

La transmission d’entreprise est souvent traitée comme une étape administrative ou juridique. En réalité, c’est un moment de forte fragilité. Une entreprise mal préparée à la cession peut perdre de la valeur, décourager les repreneurs, fragiliser ses équipes ou disparaître faute de succession. Le risque est particulièrement élevé dans les TPE et PME où le dirigeant concentre les relations commerciales, la connaissance technique, la gestion financière et parfois même la mémoire de l’organisation.

 

Pour un repreneur, l’analyse ne peut pas se limiter au chiffre d’affaires ou au résultat d’exploitation. Il doit comprendre la qualité du portefeuille clients, la récurrence des revenus, la dépendance à quelques contrats, l’état des outils de production, la solidité des équipes, les marges réelles et les investissements à prévoir. Cette phase de **due diligence** est déterminante. Elle porte à la fois sur les aspects financiers, juridiques, sociaux, fiscaux, commerciaux et opérationnels. Une entreprise rentable sur le papier peut cacher une dette technique, une clientèle vieillissante, des litiges ou une organisation trop dépendante du cédant.

 

Le financement constitue un autre point clé. Une reprise peut combiner apport personnel, dette bancaire, crédit vendeur, dette mezzanine, investisseurs privés, fonds de transmission ou mécanismes d’earn-out, lorsque une partie du prix dépend des performances futures. Le montage doit rester soutenable, car une dette trop lourde peut priver l’entreprise des moyens nécessaires pour investir, recruter ou moderniser ses process. C’est l’une des raisons pour lesquelles la formation des repreneurs devient un marché en croissance, aux côtés des banques, experts-comptables, avocats, cabinets de M&A, plateformes de mise en relation et fonds spécialisés.

 

## Business School Acquisition veut former une nouvelle génération de repreneurs

 

Jean-Pierre Nadir a créé **Business School Acquisition** pour rendre la reprise plus lisible et plus accessible. Depuis son lancement en avril 2026, plus de 150 personnes y ont été formées. L’ambition est de transmettre une méthode issue du terrain à des profils qui disposent déjà de compétences managériales, commerciales, financières ou entrepreneuriales, mais qui n’imaginent pas toujours pouvoir reprendre une entreprise.

 

Cette approche répond à un besoin réel. Beaucoup de cadres expérimentés, dirigeants de PME, entrepreneurs ou investisseurs individuels s’intéressent à l’acquisition, mais sous-estiment la complexité du processus. Identifier une cible, approcher un cédant, évaluer correctement une société, négocier un prix, structurer un financement, sécuriser les garanties d’actif et de passif, puis réussir les cent premiers jours après la reprise exigent une préparation rigoureuse.

 

La reprise est aussi un levier stratégique pour les entrepreneurs déjà en activité. Dans une logique de **build-up**, plusieurs acquisitions peuvent permettre d’élargir une zone géographique, d’intégrer des compétences, d’augmenter le pouvoir de négociation auprès des fournisseurs ou d’atteindre une taille critique. Cette stratégie concerne notamment les services B2B, la santé, le logiciel, la formation, l’industrie de niche, le [tourisme](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tourisme-voyage/) ou encore les métiers de proximité en consolidation.

 

Business School Acquisition s’adresse également aux dirigeants cédants. Préparer une transmission deux ou trois ans avant la vente permet souvent d’augmenter l’attractivité de l’entreprise. Il s’agit de structurer les processus commerciaux, clarifier l’organisation, renforcer le management intermédiaire, fiabiliser les données financières, documenter les savoir-faire et réduire la dépendance au fondateur. Une entreprise qui peut fonctionner sans son dirigeant se transmet mieux, se valorise mieux et inspire davantage confiance aux financeurs.

 

## FairMoove, un parcours entrepreneurial lié à l’impact et à la croissance

 

Jean-Pierre Nadir est aussi le fondateur de **FairMoove**, groupe positionné sur le tourisme responsable. Lancée en juin 2021 avec Corinne Louison et Arthur Courtinat, la plateforme FairMoove.fr propose des voyages, hébergements et activités sélectionnés selon des critères liés à l’impact environnemental, à l’engagement social, à l’ancrage local et à la transparence de l’offre.

 

Le groupe intervient sur plusieurs maillons de la chaîne de valeur touristique, des hôteliers aux tour-opérateurs, en passant par la distribution B2C, le B2B, les comités sociaux et économiques ou le segment MICE. Cette expérience nourrit le discours de Jean-Pierre Nadir sur la reprise et l’acquisition : développer une entreprise ne passe pas uniquement par la croissance organique. Dans de nombreux marchés, la capacité à rapprocher des acteurs, intégrer des savoir-faire et accélérer la transformation peut devenir un avantage décisif.

 

Avec ce podcast et son école dédiée à l’acquisition, l’entrepreneur entend contribuer à faire émerger davantage de repreneurs capables de sécuriser les transmissions, préserver les emplois et redonner un potentiel de croissance à des entreprises existantes. Dans une économie où le renouvellement des dirigeants devient aussi stratégique que la création de nouvelles sociétés, la reprise s’impose comme l’un des grands chantiers entrepreneuriaux des prochaines années.