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title: "EY dévoile les lauréats 2026 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en Occitanie"
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date: "2026-09-30T14:42:37+02:00"
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author: "J'aime les startups"
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# EY dévoile les lauréats 2026 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en Occitanie

Le palmarès occitan du **Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année 2026** a été dévoilé le 29 septembre au Domaine de Verchant, près de Montpellier. Cinq trajectoires ont été récompensées, avec Hervé Jouves pour HYGIE31 dans la catégorie Entrepreneur de l’Année et Célia Belline pour CILCARE dans la catégorie [Scale-up](https://www.jaimelesstartups.fr/dictionnaire-des-startups/definition-scaleup/).

 

Cette sélection donne une lecture utile de la dynamique entrepreneuriale en Occitanie, une région portée par la santé, l’aéronautique, les technologies industrielles, l’agroécologie et l’économie circulaire. Pour les dirigeants, investisseurs et acteurs publics, ce type de palmarès agit comme un signal de crédibilité, car il met en avant des entreprises capables de conjuguer croissance, gouvernance et impact territorial. Les lauréats régionaux accèdent aussi à une visibilité nationale, avec une nouvelle étape prévue à Paris à l’automne 2026.

 

## Un palmarès régional qui reflète la diversité économique de l’Occitanie

 

La 34e édition du Prix EY de l’Entrepreneur de l’Année a distingué en Occitanie cinq profils d’entrepreneurs issus de secteurs très différents. La cérémonie s’est tenue à Castelnau-le-Lèz, dans l’aire montpelliéraine, après une délibération régionale organisée le 2 juillet 2026. Vingt candidats étaient en lice dans la région, ce qui illustre la profondeur du tissu entrepreneurial local au-delà des seules métropoles de Toulouse et Montpellier.

 

Le **Prix de l’Entrepreneur de l’Année Occitanie** a été attribué à Hervé Jouves pour HYGIE31. Le groupe s’inscrit dans le marché de la santé et des services aux pharmacies, un secteur structurellement soutenu par le vieillissement de la population, la transformation du parcours de soins et la montée en puissance des services de proximité. Dans un environnement très réglementé, la capacité à fédérer des réseaux, à digitaliser les usages et à maintenir un modèle rentable constitue un marqueur important de maturité entrepreneuriale.

 

Le **Prix de la Scale-up de l’Année Occitanie** revient à Célia Belline pour CILCARE. L’entreprise évolue dans la santé auditive et le développement thérapeutique, un domaine où les besoins médicaux restent élevés et où la valorisation scientifique exige des cycles longs, des preuves robustes et des financements importants. La distinction met en lumière une catégorie d’entreprises qui ne sont plus seulement des jeunes pousses prometteuses, mais des sociétés déjà engagées dans une phase d’industrialisation, d’internationalisation ou de structuration commerciale.

 

Laurent et Benjamin Herail ont reçu le **Prix de l’Entreprise familiale Occitanie** pour Groupe Surplus Recyclage. Ce choix souligne l’importance de l’économie circulaire dans les stratégies industrielles régionales. Le recyclage, la réparation, le ré[emploi](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/emploi-entreprise/) et la valorisation des matières sont devenus des marchés stratégiques, sous l’effet de la réglementation européenne, de la pression sur les ressources et des objectifs de réduction des déchets. Pour une entreprise familiale, l’enjeu consiste souvent à préserver une vision de long terme tout en professionnalisant la gouvernance et les investissements.

 

Le **Prix de la [Start-up](https://www.jaimelesstartups.fr/startups/) de l’Année Occitanie** a été décerné à Clélia Oliva pour TERRATIS. La récompense met en avant une génération d’entreprises qui cherchent à répondre à des enjeux de transition écologique, de souveraineté agricole ou de solutions environnementales. Dans cette catégorie, la traction commerciale ne suffit pas toujours : les jurys examinent aussi la solidité technologique, la capacité à passer à l’échelle et la pertinence du modèle économique face à des marchés encore en structuration.

 

Frédérick Mathis, pour Réseau ETRE, a remporté le **Prix de l’Engagement sociétal Occitanie**. Cette catégorie occupe une place croissante dans les palmarès entrepreneuriaux, car la performance d’une entreprise ne se mesure plus uniquement à son chiffre d’affaires ou à sa rentabilité. Formation, inclusion, insertion professionnelle, ancrage territorial et réduction des inégalités deviennent des éléments de différenciation, notamment dans les marchés où la marque employeur et la contribution locale pèsent dans la décision des partenaires.

 

## Des critères conçus pour évaluer la croissance, la gouvernance et la pérennité

 

Le Prix EY repose sur une logique de sélection structurée. Pour la catégorie Entrepreneur de l’Année, l’entreprise doit notamment avoir son siège en France, réaliser au moins **20 millions d’euros de chiffre d’affaires** sur le dernier exercice connu, afficher une rentabilité d’exploitation positive et démontrer une progression de son activité comme de ses effectifs sur la période examinée. Le dirigeant doit être en poste depuis au moins trois ans et détenir, seul ou avec l’équipe dirigeante, au moins 10 % du capital.

 

Ces critères visent à éviter de récompenser uniquement une croissance rapide mais fragile. Ils obligent à regarder la qualité du modèle économique, la capacité à financer le développement, la récurrence des revenus, la maîtrise opérationnelle et la résistance aux cycles. Pour un entrepreneur, satisfaire à ces conditions signifie généralement que l’entreprise a dépassé le stade de l’intuition [fondatrice](https://www.jaimelesstartups.fr/annonce-cofondateur/) pour entrer dans une phase de pilotage plus complexe, où les sujets de management, de contrôle financier, de conformité et de transmission deviennent déterminants.

 

Les catégories Start-up et Scale-up répondent à d’autres seuils. Une start-up doit avoir été créée depuis moins de dix ans et atteindre au moins **1,5 million d’euros** de chiffre d’affaires sur le dernier exercice ou avoir levé un montant équivalent depuis sa création. Pour la Scale-up, l’entreprise peut avoir jusqu’à quinze ans d’existence, mais doit avoir levé au minimum **10 millions d’euros** depuis sa création. Ces seuils traduisent une différence essentielle : la start-up prouve l’existence d’un marché, tandis que la scale-up doit démontrer sa capacité à accélérer.

 

L’analyse ne se limite pas aux indicateurs financiers. Les dossiers prennent également en compte les choix stratégiques, la responsabilité sociale et environnementale, les perspectives de croissance, la qualité de l’équipe dirigeante et la cohérence du projet. Cette approche intéresse directement les entrepreneurs, car elle correspond aux attentes des investisseurs, des banques, des clients grands comptes et des partenaires publics : une entreprise innovante doit désormais savoir prouver autant son potentiel que sa robustesse.

 

## Un jury indépendant et une étape vers la scène nationale

 

Le jury régional était présidé par Gildas Bouilly, dirigeant d’Eternity Systems et lauréat 2025 du Prix de l’Entrepreneur de l’Année en Occitanie. Il réunissait plusieurs personnalités de l’écosystème économique régional, parmi lesquelles Fabienne Amadori pour ISIA, Frédérique Doineau pour EODEN, Pierre Géraud-Liria pour Le Drive Tout Nu, Bastien Mancini pour Delair et Christophe Maury pour Nexteam. Cette composition mêle expérience entrepreneuriale, industrie, numérique, distribution responsable et croissance technologique.

 

La présence d’anciens lauréats dans le processus de sélection donne au prix une dimension de transmission. Les dirigeants déjà passés par des phases de forte croissance, de structuration capitalistique ou de développement international sont bien placés pour évaluer les arbitrages réels auxquels font face les candidats. Pour les entreprises distinguées, l’enjeu n’est donc pas seulement honorifique : la reconnaissance peut faciliter l’accès à de nouveaux réseaux, renforcer l’attractivité auprès des talents et crédibiliser le discours auprès de partenaires financiers.

 

Les lauréats occitans rejoindront ensuite les autres entrepreneurs primés en région pour la finale nationale prévue à Paris à l’automne 2026. À ce niveau, la compétition permet de comparer des trajectoires issues de marchés très variés : industrie, logiciels, santé, services, transition énergétique, distribution ou impact social. Cette confrontation est intéressante pour les professionnels de l’innovation, car elle révèle les modèles capables de franchir le cap régional et de porter une ambition nationale, voire internationale.

 

Le prix est organisé par EY avec Edmond de Rothschild, Samsic, Verlingue, SAP et le soutien de Bpifrance. Au-delà de la visibilité institutionnelle, ce réseau de partenaires rappelle que la croissance entrepreneuriale dépend rarement d’un seul facteur. Financement, assurance, systèmes d’information, accompagnement stratégique, accès au marché et capacité à recruter forment un ensemble cohérent. Les lauréats 2026 en Occitanie illustrent précisément cette réalité : construire une entreprise durable suppose d’aligner vision, exécution et utilité économique.