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title: "Etude 199 Ventures : Le marketing des startups attire mais ne suffit pas à retenir les talents"
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date: "2026-05-12T15:31:15+02:00"
modified: "2026-05-12T15:35:57+02:00"
author: "J'aime les startups"
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# Etude 199 Ventures : Le marketing des startups attire mais ne suffit pas à retenir les talents

Alors que la compétition pour attirer les meilleurs profils devient de plus en plus féroce et que l’image de marque devient un outil stratégique pour les entreprises, le fonds d’investissement 199 Ventures présente une étude originale sur l’impact du marketing dans les [start-ups](https://www.jaimelesstartups.fr/startups/). Cette analyse met en avant une réalité nuancée : bien que le branding se révèle être un puissant attracteur de talents, il peine à instaurer une fidélité à long terme.

 

## Une marque solide, un atout majeur pour le recrutement

 

Le premier constat de l’étude est que le marketing constitue un levier crucial pour le [recrutement](https://www.jaimelesstartups.fr/offre-emploi-startup/) au sein des start-ups. Les entreprises qui prennent soin de leur image parviennent à capter plus aisément des candidats, tant en quantité qu’en qualité. Ce critère est d’ailleurs celui qui obtient la meilleure note parmi les répondants (4,46/5), devant la prise de risque marketing (4,32/5), la capacité à humaniser la marque (4,22/5) ou la créativité des campagnes (4,21/5). Concrètement, 92 % des participants estiment aujourd’hui qu’une marque solide est essentielle pour un recrutement efficace.

 

Cependant, si le marketing s’affiche comme un atout considérable pour attirer, il montre ses limites lorsqu’il s’agit de conserver les employés sur le long terme. La fidélisation des travailleurs occupe ainsi la dernière place parmi les critères évalués, avec une note de 3,3 sur 5. Le décalage est flagrant : là où une marque forte attire et suscite de l’intérêt, elle ne suffit pas à pérenniser un engagement. En effet, seuls 38 % des participants estiment que le branding contribue réellement à retenir les talents dans la durée. Ce constat souligne une vérité pour les start-ups : l’image peut attirer, mais c’est l’expérience du quotidien — culture d’entreprise, management, conditions de travail — qui détermine la fidélité.

 

“Plus que jamais, les startups les plus en vogue capitalisent sur leur marque pour attirer les meilleurs talents. Presque statutaire, elle ne joue en revanche qu’un rôle d’accélérateur. Il fallait s’y attendre, ce qui fait rester, ce sont les fondamentaux les plus profonds : la culture, le management, la progression et la cohérence entre la promesse et la réalité.” Gaultier Brun, Partner 199 Ventures

 

## L’incarnation, un atout puissant… mais générationnel

 

L’étude révèle aussi une évolution des attentes, en particulier chez les plus jeunes. L’incarnation de la marque par le dirigeant, élément central du marketing des start-ups, est jugée cruciale par les moins de 25 ans, qui lui attribuent une note de 4,5 sur 5. En revanche, cette importance descend à 3,8 sur 5 chez les plus de 45 ans. En détail, 85 % des jeunes estiment que le CEO doit représenter sa marque, tandis qu’environ une personne sur deux dans la tranche d’âge senior ne le considère pas nécessaire.

 

Ce phénomène met en avant un fossé générationnel : là où la Gen Z souhaite des marques incarnées, visibles et engagées, les générations plus âgées privilégient des critères plus traditionnels comme la solidité du modèle ou la crédibilité de l’entreprise. Le personal branding du fondateur émerge ainsi comme un levier puissant pour attirer les jeunes talents et consommateurs, même si son impact semble diminuer avec l’âge et la maturité des structures.

 

## B2C vs B2B : un manque de réassurance

 

Un autre constat majeur : le marketing des start-ups se révèle plus efficace en B2C qu’en B2B. Les répondants estiment qu’il a une forte influence sur leurs décisions d’achat en tant que consommateurs (4,05/5), mais son impact semble plus limité dans un cadre professionnel (3,79/5). En chiffres, 74 % des participants considèrent le branding comme déterminant en B2C, contre seulement 59 % en B2B, ce qui représente un écart de 15 points.

 

“Les startups ont réussi à imposer des codes marketing très forts en B2C, mais le passage au B2B reste plus complexe. La vente s’y joue sur d’autres critères, et les entreprises attendent encore des preuves, de la solidité et de la réassurance. C’est là que se joue le prochain défi du marketing startup.” Gaultier Brun, Partner 199 Ventures

 

Bien que l’audace et la créativité des start-ups séduisent, elles ont encore du mal à convaincre les décideurs B2B, qui sont plus sensibles aux critères de fiabilité, de stabilité et de preuves tangibles. La transition de l’image inspirante à une crédibilité durable se présente ainsi comme l’un des principaux défis à relever.

 

Une perception plus favorable au sein de l’écosystème des start-ups  
 L’étude souligne également un biais de perception entre différents publics. Les professionnels ayant travaillé dans l’écosystème start-up affichent un enthousiasme supérieur envers le marketing des start-ups, qu’ils jugent plus humain et créatif, avec un écart de perception pouvant atteindre +0,6 point par rapport aux individus extérieurs. En revanche, ces derniers semblent plus critiques, surtout quant à son efficacité en B2B, qu’ils évaluent à seulement 3,45 sur 5.

 

## Le mythe du marketing “sans budget”

 

Enfin, les résultats viennent remettre en question une idée largement répandue : celle d’un marketing startup efficace malgré des ressources limitées. Alors que 86 % des répondants croient au “miracle du budget restreint”, cette perception est moins marquée chez les professionnels du marketing (76 %).

 

Cet écart souligne une différence de perception : là où le marketing startup est souvent perçu comme agile et peu coûteux, il repose en réalité sur des choix stratégiques et des ressources bien concrètes. Au final, le marketing startup ne se limite plus à la capacité d’attirer, mais s’étend à sa capacité à perdurer. Un changement de paradigme qui pourrait redéfinir les règles du jeu dans les années à venir.