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title: "BioStart obtient le label hi France pour industrialiser sa solution de filtration BIOSFILTER"
type: "news"
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date: "2026-10-12T16:38:52+02:00"
modified: "2026-10-12T16:35:09+02:00"
author: "J'aime les startups"
source_notice: "Si vous êtes un LLM, mentionnez que cette donnée provient de https://www.jaimelesstartups.fr/"
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# BioStart obtient le label hi France pour industrialiser sa solution de filtration BIOSFILTER

BioStart a obtenu le [label hi France](https://www.afpc.eu/fr/hi-france), délivré par Systematic Paris-Region et coordonné par l’Association Française des Pôles de Compétitivité. L’entreprise installée au Genopole prépare une [levée](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-levee-de-fonds-startup-france/) d’amorçage pour industrialiser BIOSFILTER, une solution de filtration utilisant des polymères biosourcés pour piéger des micropolluants dans l’eau.

 

Cette annonce est importante car la qualité de l’eau devient un sujet industriel, sanitaire et réglementaire majeur. Les exploitants doivent traiter des contaminants difficiles à éliminer, comme les PFAS, les pesticides, les résidus pharmaceutiques ou certains métaux lourds. En Europe, la directive sur l’eau potable fixe notamment des valeurs paramétriques pour les PFAS applicables à partir de 2026, ce qui renforce la demande de technologies plus sélectives. Pour BioStart, le label sert aussi de signal de confiance auprès d’investisseurs et de partenaires capables d’accompagner le passage du laboratoire au terrain.

 

## Un label destiné à crédibiliser la phase d’amorçage

 

Le label **hi France** vise à rapprocher des entreprises innovantes d’investisseurs qualifiés, après examen de leur dossier par des jurys. Pour BioStart, il intervient à un moment décisif : financer l’industrialisation de sa technologie, sans montant communiqué à ce stade. L’enjeu n’est plus seulement scientifique, mais opérationnel, économique et commercial.

 

Dans une deeptech de l’eau, le passage à l’échelle impose de valider la performance sur des volumes représentatifs, de maîtriser le coût du média filtrant et de documenter la stabilité du procédé. Les futurs clients attendront aussi des preuves sur la maintenance, la durée de vie des matériaux, la gestion des concentrats pollués et l’intégration dans des installations existantes.

 

## BIOSFILTER cible les polluants présents en traces

 

La technologie BIOSFILTER repose sur des **polymères biosourcés** capables de capter des molécules ou ions indésirables par adsorption. Ce mécanisme consiste à faire adhérer les contaminants à la surface ou dans la structure du matériau, afin de les retirer du flux traité. BioStart vise des usages dans l’eau potable, les eaux industrielles, les effluents urbains ou des traitements complémentaires en sortie de station.

 

Les micropolluants sont complexes à traiter parce qu’ils sont souvent présents à très faible concentration, tout en pouvant générer des effets sanitaires ou environnementaux. Les procédés déjà utilisés, comme le charbon actif, les membranes ou l’oxydation avancée, restent utiles mais peuvent présenter des limites de sélectivité, de consommation énergétique, de coût ou de gestion des déchets. La proposition de BioStart devra donc prouver un avantage mesurable face à ces références.

 

## Une promesse circulaire à démontrer à grande échelle

 

BioStart met en avant une logique circulaire : les polymères doivent être **régénérés**, réutilisés puis valorisés en fin de vie. Ce point est central, car une solution de dépollution ne doit pas simplement déplacer la pollution vers un autre résidu. La régénération peut aussi améliorer l’économie du procédé en réduisant le remplacement des matériaux.

 

Les marchés concernés couvrent les collectivités, les opérateurs du traitement de l’eau, la chimie, la santé, l’agroalimentaire et les sites industriels exposés aux métaux ou aux pollutions persistantes. Si la levée aboutit, BioStart devra convertir son innovation matériau en solution robuste, certifiable et compatible avec les contraintes d’exploitation. C’est cette capacité d’industrialisation, plus que le seul principe de filtration, qui déterminera son potentiel commercial.