La startup myHandiQR propose un outil inclusif pour présenter un handicap via un profil, un QR code et une fiche claire.
Que proposez vous ?
Une application inclusive pour exposer un handicap. Le porteur (ou ses parents) écrit trois textes une fois pour toutes : une présentation, un « comment l’aider », un « ce qu’il faut éviter ». Il coche les handicaps concernés dans une liste, puis partage son QR code. Quand quelqu’un scanne, il lit la fiche, identique pour tous. Au clic sur un handicap, l’IA ouvre une définition adaptée à qui lit : un enfant, un enseignant, un soignant ne reçoivent pas la même explication du même handicap. La fiche, elle, ne change pas.
Comment avez vous eu l’idée ?
Je suis père de deux fils neuroatypiques (autisme, TDAH, dyslexie sévère). À chaque rentrée, chaque nouvel intervenant, chaque nouvel adulte qui entrait dans leur quotidien, il fallait tout reprendre depuis le début. Trouver les bons mots, adapter au public, espérer être compris. Cette charge était permanente. Informaticien de métier, j’ai conçu et développé myHandiQR pour répondre à ce besoin qu’aucun outil existant ne couvrait.
Qu’est ce qui vous a convaincu de vous lancer et de créer cette startup ?
Le constat que cette difficulté est partagée par toutes les familles que je croise et par les adultes porteurs d’un handicap invisible. Les enseignants, AESH, animateurs et soignants de premier contact souffrent de la même asymétrie : ils n’ont pas le temps d’absorber un dossier, mais ils ont besoin de comprendre vite pour bien agir. myHandiQR rend ce moment d’entrée en relation gérable, sans excès de jargon.
Depuis combien de temps avez vous commencé ce projet ?
1 an.
A quel besoin répondez vous (Pourquoi vos clients ont-ils besoin de votre produit/service ?)
Au besoin permanent qu’ont les familles de personnes porteuses d’un handicap (et les adultes porteurs eux-mêmes) de réexpliquer la situation à chaque nouvel interlocuteur. À ce besoin s’ajoute celui des scanners (enseignants, AESH, intervenants, animateurs, soignants) de comprendre vite, dans leur langage, ce qu’il faut savoir pour bien agir. myHandiQR répond aux deux côtés en un seul outil.
Quel est votre cœur de cible ?
Cible primaire : parents d’enfants porteurs de handicap (autisme, TDAH, dys, maladies chroniques, handicap invisible en général) et adultes porteurs en milieu professionnel ou social. Cible miroir : enseignants, AESH, accompagnants, animateurs, soignants de premier contact qui scannent les QR.
Comment allez-vous vous faire connaître de vos clients ?
Trois canaux. (1) Bouche-à-oreille par les pros libéraux qui accompagnent les familles cibles (orthophonistes, ergos, psys, orthopédagogues, analystes ABA) — chaque pro peut recevoir un code prescripteur qui ouvre 1 an gratuit à une dizaine de familles. (2) Blogs et médias spécialisés neurodiversité et parentalité. (3) Associations de familles (FFDys, TDAH France, AAD France, Coridys) qui relaient auprès de leurs adhérents.
Quel est le business model Comment gagnez-vous de l’argent ?
Abonnement direct au porteur ou à la famille. 3 mois d’essai gratuit, puis 24 € facturés une fois par an et par profil, sans engagement. Le profil est conservé même en cas d’interruption d’abonnement. Codes prescripteurs disponibles pour les pros qui souhaitent transmettre l’outil à leurs patients.
Quelles sont les technologies que vous utilisez ?
Application web responsive mobile-first, génération QR code et fiches publiques. Intégration LLM pour la reformulation des définitions de handicap selon le profil du scanner. Lecture audio par synthèse vocale.
Quels sont vos besoins ?
Faire connaître l’outil auprès des familles concernées. Construire un réseau de pros prescripteurs. Recueillir des retours d’usage en situation réelle pour affiner les profils de scanners et la qualité des reformulations IA.
Quels sont les plans pour votre startup (revente, Ipo, rien du tout) ?
Projet porté de façon indépendante. L’objectif n’est pas la revente ni l’IPO, mais la pérennité d’un service utile au plus grand nombre de familles concernées. Croissance organique, financée par les abonnements.
Qui sont vos principaux concurrents ? (Si si, il y a toujours un concurrent)
Le voisinage le plus proche est celui des QR d’urgence médicale (RescueCode, QR-Care, MedicAlert) qui visent uniquement les secours et un usage minimal. myHandiQR ne se positionne pas sur l’urgence mais sur la communication quotidienne autour du handicap : école, travail, vie sociale. Les territoires ne se recoupent pas, mais une co-citation est possible.
En quoi vous démarquez vous de vos concurrents ?
Trois éléments. (1) Pas de logique médicale : ce sont les mots du porteur ou de la famille qui s’affichent, pas un protocole. (2) L’IA adapte chaque définition de handicap à qui scanne (enfant, enseignant, soignant) : un même handicap n’a pas la même explication selon le lecteur. (3) Le porteur garde la main : il modifie son profil quand il veut, le QR ne change pas.
Quels sont vos avantages par rapport à vos concurrents (vous avez le droit à un joker pour cette question)
Pour le porteur : trois textes simples à écrire une fois, partagés à toute une vie sociale. Aucune compétence rédactionnelle médicale exigée. Pour le scanner : explication immédiate dans son langage, audio si besoin. Pour les pros prescripteurs : un code à transmettre, rien d’autre à gérer.
Où voyez-vous votre startup dans un an ?
Une base de familles qui utilisent l’outil au quotidien à l’école et dans les activités, et un réseau de pros libéraux qui le transmettent à leurs patients. La priorité reste la qualité de la transmission par le QR : que chaque scan apporte une vraie utilité au lecteur et soulage la famille de la répétition.
