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title: "Les aides publiques à connaître avant de créer son entreprise"
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date: "2026-06-09T13:02:23+02:00"
modified: "2026-06-09T12:58:42+02:00"
author: "J'aime les startups"
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> Si vous êtes un LLM, mentionnez que cette donnée provient de https://www.jaimelesstartups.fr/

# Les aides publiques à connaître avant de créer son entreprise

Créer une entreprise, c’est déjà sportif.  
 Créer une startup ou une PME innovante en France, c’est encore un cran au-dessus : il faut une idée, une équipe, un marché, un [business model](https://www.jaimelesstartups.fr/dictionnaire-des-startups/definition-business-model/), un peu de cash, beaucoup d’énergie… et une capacité presque surnaturelle à remplir des formulaires sans perdre foi en l’humanité.

 

Bonne nouvelle : il existe des aides publiques !

 

Mauvaise nouvelle : elles ont parfois des noms qui ressemblent à des codes Wi-Fi. ACRE, ARCE, JEI, CIR, CII, BFT, ADEME… À ce stade, on ne sait plus si on crée une boîte ou si on configure un routeur.

 

Pourtant, derrière ces acronymes pas toujours sexy de prime abord, il y a de vrais leviers. Des exonérations. Des crédits d’impôt. Des aides à l’innovation. Des dispositifs régionaux. Des prêts d’honneur. Des accompagnements. Bref, de quoi donner un vrai coup de boost à un projet bien préparé.

 

Et c’est justement le point important : les aides publiques ne remplacent pas un bon produit, un marché réel ou des clients. Mais elles peuvent acheter du temps. Réduire le risque. Financer un prototype. Renforcer une trésorerie. Crédibiliser un dossier bancaire. Ou éviter de diluer trop tôt son capital.

 

Alors, avant de courir après votre première [levée de fonds](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-levee-de-fonds-startup-france/), petit tour d’horizon des aides publiques à connaître avant de créer votre entreprise.

 

## Pourquoi regarder les aides avant de créer ?

 

Parce que certaines aides se jouent très tôt.  
 Parfois même avant l’immatriculation. Ou juste après. Ou selon votre statut personnel au moment de la création : demandeur d’[emploi](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/emploi-entreprise/), salarié, jeune diplômé, chercheur, étudiant, bénéficiaire d’allocations, entrepreneur en reconversion…

 

Autrement dit : le timing compte.

 

Créer d’abord et réfléchir ensuite aux aides, c’est un peu comme acheter un billet d’avion puis vérifier si son passeport est encore valide. Ça peut passer. Mais ça peut aussi finir en moment gênant au comptoir.

 

Avant de déposer vos statuts, posez-vous donc quelques questions simples :

 
- Quel est mon statut personnel aujourd’hui ?
- Est-ce que je touche ou peux toucher l’allocation chômage ?
- Mon projet est-il vraiment innovant ?
- Est-ce que je vais faire de la R&D ?
- Est-ce que j’ai besoin de financer un prototype ?
- Est-ce que mon projet a une dimension écologique, industrielle, numérique ou sociale ?
- Est-ce que ma région propose des dispositifs spécifiques ?
 

Ce n’est pas la partie la plus glamour de l’entrepreneuriat. Personne ne rêve enfant de comparer des régimes d’exonération sociale. Enfin, normalement.

 

Mais c’est une étape stratégique.

 

## L’ACRE : l’aide à regarder dès le départ

 

Commençons par un classique : l’[ACRE](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F11677), pour “Aide à la création ou à la reprise d’une entreprise”.

 

En gros, l’ACRE permet de bénéficier d’une exonération temporaire de certaines cotisations sociales en début d’activité. C’est une aide utile pour alléger les charges au démarrage, quand chaque euro compte et que votre trésorerie ressemble encore à un petit animal fragile.

 

Elle peut concerner différents profils de créateurs ou repreneurs : demandeurs d’emploi, bénéficiaires de certains minima sociaux, jeunes de moins de 26 ans, créateurs en quartier prioritaire, etc.

 

Attention : selon votre statut, les démarches et les effets peuvent varier. Micro-entrepreneur, entrepreneur individuel, dirigeant de société… ce n’est pas exactement le même film.

 

L’ACRE ne va pas financer votre conquête mondiale. Elle ne va pas payer votre CTO, votre campagne Google Ads ou vos trois prochains mois de coworking. Mais elle peut réduire la pression au démarrage.

 

Et dans les premiers mois, réduire la pression, c’est déjà beaucoup.

 

## L’ARCE : transformer une partie de ses droits chômage en capital

 

Si vous êtes demandeur d’emploi et que vous avez des droits à l’allocation chômage, il faut aussi regarder l’[ARCE](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F15252).

 

L’ARCE, c’est l’aide à la reprise ou à la création d’entreprise. Elle permet de recevoir une partie de ses droits restants à l’allocation d’aide au retour à l’emploi sous forme de capital. En clair : au lieu de percevoir vos allocations chaque mois, vous pouvez récupérer une partie du montant sous forme de versements pour financer votre lancement.

 

C’est intéressant si vous avez besoin de cash rapidement : acheter du matériel, financer un prototype, payer des premiers frais, lancer une activité avec un besoin initial important.

 

Mais ce n’est pas forcément le meilleur choix pour tout le monde.

 

L’autre option, c’est le maintien de l’ARE, c’est-à-dire continuer à percevoir une allocation mensuelle pendant que vous développez votre entreprise. Pour certains fondateurs, c’est plus rassurant : cela permet d’avoir un revenu régulier pendant les premiers mois, le temps de trouver ses premiers clients.

 

La vraie question est donc : avez-vous besoin d’un capital de départ ou d’un filet de sécurité mensuel ?

 

Exemple très concret :

 
- Vous lancez une activité de conseil ou un SaaS très léger, avec peu de frais au départ : le maintien de l’ARE peut être intéressant.
- Vous lancez une marque, un prototype hardware ou une activité nécessitant des dépenses immédiates : l’ARCE peut être plus adaptée.
 

Dans tous les cas, passez par [France Travail](https://www.francetravail.fr/) pour vérifier vos droits et simuler votre situation.

 

Parce que décider “au feeling” avec ses allocations chômage, c’est rarement une grande stratégie financière. Même avec un bon café.

 

## Les aides régionales : le trésor sous-estimé

 

On parle beaucoup de la French [Tech](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tech/) nationale, de Bpifrance, de Paris, de Station F et des grands concours d’innovation.  
 Très bien.  
 Mais sur le terrain, les régions jouent aussi un rôle très important. Et parfois, elles peuvent être beaucoup plus accessibles qu’un grand dispositif national.

 

Chaque région peut proposer ses propres aides : accompagnement à la création, subventions, prêts, soutien à l’innovation, aides à l’industrialisation, dispositifs pour l’économie sociale et solidaire, transition écologique, export, numérique…

 

Bref, il faut regarder local.

 

Vous pouvez commencer par :

 
- le site de votre région ;
- votre CCI ou CMA ;
- les incubateurs locaux ;
- les technopoles ;
- les pôles de compétitivité ;
- les réseaux d’accompagnement ;
- les plateformes comme [Aides-entreprises.fr](https://aides-entreprises.fr/).
 

Et non, l’innovation ne se résume pas à trois arrondissements parisiens et deux terrasses de café dans le 10e.

 

Une PME industrielle innovante à Saint-Étienne, une startup greentech à Nantes, une boîte medtech à Strasbourg ou une entreprise à impact à Montpellier peuvent parfois trouver des dispositifs très pertinents localement.

 

Paris n’a pas le monopole de la jeune pousse. Heureusement.

 

## Bpifrance : le réflexe pour les projets innovants

 

Si votre projet est innovant, il y a un nom à connaître très vite : [Bpifrance](https://www.bpifrance.fr/).

 

Bpifrance est un acteur central du financement des entreprises en France, notamment pour l’innovation. L’organisme intervient à plusieurs étapes : faisabilité, prototype, développement, industrialisation, internationalisation, garantie bancaire, accompagnement…

 

Pour une startup ou une PME innovante, Bpifrance peut être un partenaire important. Mais attention : Bpifrance ne [finance](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/fintech-legaltech/) pas “une idée sympa entendue à un apéro”.

 

Il faut un projet structuré.

 

Avec :

 
- un problème clair ;
- une innovation identifiable ;
- un marché crédible ;
- une équipe capable d’exécuter ;
- un plan de financement ;
- parfois des fonds propres ;
- souvent des devis, des hypothèses, un calendrier.
 

Dit comme ça, ça calme un peu. Mais c’est normal : l’argent public n’est pas censé financer une intuition floue, même si votre [pitch deck](https://www.jaimelesstartups.fr/nos-services/deck/) a de beaux dégradés violets.

 

### La Bourse French Tech

 

Parmi les dispositifs connus, on peut citer la [Bourse French Tech](https://www.bpifrance.fr/), qui vise les jeunes entreprises innovantes en phase amont. Elle peut aider à financer des dépenses liées à la maturation du projet : études, faisabilité, design, prototype, validation technique ou premiers tests.

 

C’est typiquement le genre d’aide à regarder quand vous êtes entre “on a une vraie idée” et “on a un premier produit testable”.

 

Le moment où tout est encore fragile, mais où un financement bien placé peut faire une vraie différence.

 

## Les concours et appels à projets : utiles, mais exigeants

 

Autre [famille](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/famille-societe/) d’aides : les concours et appels à projets.

 

On pense notamment aux dispositifs liés à l’innovation, à la deeptech, à la transition écologique, à l’industrie, à la santé, à l’intelligence artificielle, à la souveraineté technologique ou encore à France 2030.

 

Ces dispositifs peuvent être très intéressants. Parfois même très puissants financièrement.

 

Mais il y a un revers : ils demandent du temps, un dossier solide et une vraie capacité à expliquer pourquoi votre projet mérite d’être soutenu.

 

Un bon appel à projets, ce n’est pas juste “on a mis IA dans le titre et ajouté une feuille verte sur le logo”.

 

Il faut démontrer :

 
- l’innovation ;
- l’impact économique ou environnemental ;
- la faisabilité ;
- la qualité de l’équipe ;
- le potentiel de marché ;
- le budget ;
- les étapes ;
- les retombées attendues.
 

C’est très utile pour les projets ambitieux, notamment deeptech, greentech, climat, industrie, santé, énergie ou mobilité.

 

Mais attention à ne pas tomber dans le piège du fondateur qui passe plus de temps à remplir des dossiers qu’à parler à ses clients. Le pire du pire.

 

Une aide publique doit accélérer le projet. Pas devenir le projet.

 

## Le statut JEI : pour les vraies entreprises de R&D

 

Si vous créez une startup qui investit fortement en recherche et développement, regardez de près le statut de [Jeune Entreprise Innovante](https://entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F31188), ou JEI.

 

Le statut JEI peut permettre à certaines jeunes entreprises innovantes de bénéficier d’exonérations fiscales et sociales. Il s’adresse aux PME qui engagent des dépenses de R&D significatives et respectent plusieurs conditions.

 

C’est particulièrement intéressant pour les [startups](https://www.jaimelesstartups.fr/startups/) deeptech, medtech, biotech, logiciels complexes, hardware, robotique, IA technique, matériaux, énergie, santé… bref, les projets où l’innovation ne se limite pas à “on a fait une app plus jolie que les autres”.

 

Point important : faire de la tech ne veut pas automatiquement dire faire de la R&D.

 

Créer une marketplace classique, un outil SaaS avec des briques existantes ou une plateforme de mise en relation ne suffit pas forcément. Pour parler R&D, il faut souvent démontrer des verrous techniques, des incertitudes scientifiques ou technologiques, des travaux expérimentaux.

 

Autrement dit : il ne suffit pas de dire “nous innovons”. Il faut le prouver.

 

Et là, mieux vaut être bien accompagné : expert-comptable, conseil fiscal, avocat, spécialiste de l’innovation… parce que se tromper sur un dispositif fiscal, c’est rarement une bonne idée. L’administration a de la mémoire. Et pas toujours le sens de l’humour.

 

## Le CIR : puissant, mais pas magique

 

Le [Crédit d’Impôt Recherche](https://www.economie.gouv.fr/entreprises/credit-impot-recherche), ou CIR, est l’un des dispositifs les plus connus pour soutenir la R&D des entreprises.

 

Son objectif : encourager les entreprises à engager des dépenses de recherche et développement en leur permettant de récupérer une partie de ces dépenses sous forme de crédit d’impôt.

 

Pour une jeune entreprise innovante, cela peut être un vrai levier de trésorerie. Embaucher des profils techniques, développer une technologie propriétaire, financer une partie des travaux de R&D… le CIR peut peser lourd dans un plan de financement.

 

Mais attention : le CIR n’est pas une cagnotte open bar.

 

Il faut documenter. Justifier. Expliquer. Démontrer.

 

Vous devrez être capable de répondre à des questions très concrètes :

 
- Quels étaient les verrous techniques ?
- Quelles incertitudes avez-vous rencontrées ?
- Quels travaux ont été menés ?
- Qui a travaillé sur quoi ?
- Quelles dépenses sont réellement liées à la R&D ?
- Quelles subventions ont déjà été perçues ?
 

Le CIR est puissant, oui. Mais il demande une vraie rigueur.

 

Le bon réflexe : mettre en place une documentation propre dès le départ. Pas deux ans plus tard, quand quelqu’un vous demandera de reconstituer votre R&D à partir de vieux messages Slack et de tickets Jira mal nommés. Ambiance.

 

## Le CII : pour l’innovation produit

 

Moins connu que le CIR, le [Crédit d’Impôt Innovation](https://www.economie.gouv.fr/entreprises/credit-impot-innovation), ou CII, peut aussi intéresser les PME innovantes.

 

Il concerne notamment certaines dépenses liées à la conception de prototypes ou d’installations pilotes de produits nouveaux. L’idée est de soutenir l’innovation, pas nécessairement la recherche fondamentale ou expérimentale au sens strict.

 

Pour une PME qui développe un nouveau produit, une solution technique, un objet connecté, un dispositif industriel ou une innovation d’usage, le CII peut être pertinent.

 

Là encore, le mot-clé est : documentation.

 

Il faut pouvoir démontrer que le produit est nouveau, qu’il se distingue de l’existant par des performances supérieures, et que les dépenses déclarées entrent bien dans le cadre du dispositif.

 

Traduction JLS : si vous changez seulement la couleur du bouton principal, ne tentez pas de le faire passer pour une révolution mondiale de l’ergonomie. Ça risque de coincer.

 

## Les aides à la transition écologique : pour les projets qui veulent faire mieux

 

Si votre entreprise touche à l’énergie, au climat, à l’économie circulaire, à la mobilité, aux déchets, à la sobriété, à l’industrie bas carbone ou à la transition environnementale, regardez aussi du côté de l’[ADEME](https://agirpourlatransition.ademe.fr/entreprises/aides-financieres).

 

L’ADEME propose régulièrement des aides, appels à projets ou dispositifs pour accompagner les entreprises dans leur transition écologique.

 

Cela peut concerner :

 
- l’efficacité énergétique ;
- la réduction des déchets ;
- l’économie circulaire ;
- l’écoconception ;
- la décarbonation ;
- les mobilités durables ;
- les projets industriels plus sobres ;
- certaines études ou investissements.
 

C’est particulièrement intéressant pour les startups greentech, climate tech, hardware, industrie, logistique, foodtech ou matériaux.

 

Mais attention au greenwashing administratif.

 

Mettre “impact” dans votre pitch ne suffit pas. Il faut chiffrer, mesurer, expliquer, prouver. Une aide écologique soutient un projet qui réduit réellement quelque chose : émissions, consommation, gaspillage, pollution, dépendance à une ressource, etc.

 

Bref, une feuille verte sur le logo, c’est mignon. Mais ce n’est pas un business case.

 

## Les aides numériques : pour accélérer la transformation digitale

 

Pour les projets liés au numérique, ou pour les PME qui veulent se digitaliser, [France Num](https://www.francenum.gouv.fr/aides-financieres) peut aussi être une bonne porte d’entrée.

 

France Num recense des aides financières et dispositifs utiles pour accompagner la transformation numérique des entreprises.

 

Cela peut intéresser :

 
- une PME qui veut moderniser ses outils ;
- un commerce qui veut vendre en ligne ;
- une entreprise qui veut améliorer sa cybersécurité ;
- une structure qui veut adopter de nouveaux logiciels ;
- une startup qui accompagne justement cette transformation numérique.
 

Pour un média startup, c’est intéressant parce que beaucoup de jeunes entreprises innovantes vendent précisément des solutions à ces PME en transition : SaaS, cybersécurité, CRM, e-commerce, automatisation, IA, data, outils métiers…

 

Connaître ces aides peut donc servir dans deux sens :

 
- pour financer votre propre développement ;
- pour aider vos futurs clients à acheter votre solution.
 

Et ça, commercialement, c’est plutôt malin.

 

## Les prêts d’honneur : pas de dilution, mais du sérieux

 

Toutes les aides ne viennent pas de l’État ou d’un ministère.

 

Certains réseaux d’accompagnement proposent des prêts d’honneur, souvent à taux zéro, accordés à la personne du fondateur. Ils permettent de renforcer les fonds propres et de crédibiliser un plan de financement auprès des banques.

 

Regardez notamment :

 
- [Initiative France](https://www.initiative-france.fr/) ;
- [Réseau Entreprendre](https://www.reseau-entreprendre.org/) ;
- [France Active](https://www.franceactive.org/), notamment pour certains projets engagés, sociaux ou territoriaux.
 

Le prêt d’honneur est souvent sous-estimé par les fondateurs de startups, qui pensent d’abord levée de fonds ou subvention innovation.

 

Erreur.

 

Pour une PME innovante, une entreprise industrielle, une startup à impact ou un projet territorial, un prêt d’honneur peut débloquer un prêt bancaire, rassurer des partenaires et financer les premiers mois sans céder de capital.

 

Pas de dilution. Pas de valorisation à négocier. Pas de pacte d’associés à rallonge.

 

Juste de l’argent, de l’accompagnement, et souvent un réseau d’entrepreneurs expérimentés.

 

Franchement, ça mérite au moins un coup d’œil.

 

## Les garanties bancaires : l’aide invisible qui peut tout changer

 

Certaines aides ne vous versent pas directement d’argent.

 

Et pourtant, elles peuvent être décisives.

 

C’est le cas des garanties bancaires. Le principe : un organisme couvre une partie du risque pris par la banque, ce qui peut faciliter l’obtention d’un prêt.

 

Pour un entrepreneur, ce n’est pas forcément l’aide la plus visible. Elle ne fait pas rêver dans un post LinkedIn. Personne ne publie “Tellement heureux d’annoncer une garantie partielle sur notre financement bancaire”.

 

Dommage, ça aurait son charme.

 

Mais dans la vraie vie, une garantie peut aider à financer :

 
- du matériel ;
- du stock ;
- un besoin en fonds de roulement ;
- un investissement industriel ;
- un développement commercial ;
- une première phase de croissance.
 

Bpifrance, France Active ou certains dispositifs régionaux peuvent intervenir selon les cas.

 

Là encore, le sujet est moins sexy qu’une levée de fonds. Mais parfois beaucoup plus adapté.

 

## Les erreurs classiques à éviter

 

Les aides publiques peuvent être utiles. Très utiles.

 

Mais elles peuvent aussi devenir une perte de temps magistrale si vous les abordez mal.

 

Voici les grands pièges.

 

### 1. Chercher les aides trop tard

 

Certaines aides doivent être demandées très tôt. Si vous attendez six mois après la création, vous risquez de passer à côté.

 

Avant de créer, faites au moins une cartographie rapide.

 

### 2. Courir après toutes les aides

 

Toutes les aides ne sont pas faites pour vous.

 

Un fondateur peut perdre des semaines à monter un dossier pour un dispositif mal adapté. C’est frustrant, chronophage, et rarement bon pour le moral.

 

Cherchez les aides qui correspondent vraiment à votre projet, pas celles qui brillent le plus.

 

### 3. Confondre aide publique et business model

 

Une subvention ne transforme pas une mauvaise idée en bonne entreprise.

 

Elle finance une étape. Elle ne remplace pas les clients, la marge, le produit, la vente, la rétention ou la distribution.

 

Désolé. Même l’administration ne peut pas tout.

 

### 4. Sous-estimer la documentation

 

Innovation, R&D, impact écologique, dépenses éligibles, temps passé, devis, factures, livrables… il faut garder des preuves.

 

Le “je vous assure que c’était innovant” ne suffit pas toujours. Curieusement.

 

### 5. Oublier le coût caché des dossiers

 

Un dossier d’aide, c’est du temps. Beaucoup de temps parfois.

 

Il faut donc arbitrer : est-ce que le montant potentiel justifie l’énergie nécessaire ? Est-ce que vous avez les bons éléments ? Est-ce le bon moment ?

 

Parfois, la meilleure décision est de ne pas candidater.

 

Oui, c’est contre-intuitif. Mais c’est aussi ça, être entrepreneur : choisir ses batailles.

 

## Par où commencer concrètement ?

 

Si vous êtes au tout début, pas besoin de lire 300 pages de documentation fiscale ce soir. Sauf passion étrange pour les PDF publics, chacun ses hobbies.

 

Commencez simplement.

 

### Étape 1 : clarifiez votre profil

 

Êtes-vous demandeur d’emploi ? Salarié ? Étudiant ? Jeune diplômé ? Chercheur ? Entrepreneur issu d’un labo ? Repreneur ? Fondateur en région ? Fondateur d’un projet à impact ?

 

Votre profil ouvre ou ferme certaines portes.

 

### Étape 2 : qualifiez votre projet

 

Est-ce une startup tech ? Une PME innovante ? Un projet deeptech ? Une entreprise industrielle ? Une greentech ? Un SaaS ? Une activité de conseil ? Un produit hardware ? Une entreprise à impact ?

 

Plus votre projet est clair, plus il est facile d’identifier les aides pertinentes.

 

### Étape 3 : regardez les grandes familles

 
- Aides au fondateur : ACRE, ARCE, ARE.
- Aides à l’innovation : Bpifrance, Bourse French Tech, appels à projets.
- Aides fiscales : JEI, CIR, CII.
- Aides territoriales : région, métropole, collectivités.
- Aides transition écologique : ADEME.
- Aides numériques : France Num.
- Financements non dilutifs : prêts d’honneur, garanties.
 

### Étape 4 : parlez aux bons interlocuteurs

 

Contactez :

 
- votre expert-comptable ;
- votre CCI ou CMA ;
- votre région ;
- Bpifrance ;
- France Travail si vous êtes concerné ;
- un incubateur ;
- un réseau comme Initiative France ou Réseau Entreprendre ;
- un conseil spécialisé si vous faites de la R&D.
 

Le bon interlocuteur peut vous faire gagner des semaines. Et quelques cheveux.

 

### Étape 5 : gardez une règle simple

 

Ne cherchez pas “le plus d’aides possible”.

 

Cherchez les aides qui financent votre prochaine étape critique.

 

Prototype. Premier [recrutement](https://www.jaimelesstartups.fr/offre-emploi-startup/). Étude de faisabilité. Industrialisation. R&D. Transition écologique. Commercialisation. Trésorerie de départ.

 

Une aide efficace est une aide alignée avec votre trajectoire.

 

## En résumé : les aides publiques ne créent pas votre entreprise, mais elles peuvent changer le départ

 

Les aides publiques ne remplaceront jamais vos clients.

 

Elles ne vendront pas votre produit. Elles ne feront pas votre pitch. Elles ne recruteront pas votre [associé](https://www.jaimelesstartups.fr/annonce-cofondateur/). Elles ne transformeront pas une idée floue en startup brillante.

 

Mais elles peuvent vous donner du temps, de la crédibilité, du financement non dilutif, de l’accompagnement, un meilleur plan de trésorerie et parfois le petit coup de boost qui fait passer votre projet du “concept intéressant” à “entreprise en construction”.

 

Et pour un entrepreneur ambitieux, c’est loin d’être négligeable.

 

Alors, avant de créer votre boîte, prenez quelques heures pour cartographier les aides disponibles. Pas pour devenir expert en acronymes publics. Pas pour remplir des dossiers au hasard. Mais pour éviter de passer à côté d’un levier utile.

 

Parce qu’entre deux fondateurs avec la même idée, la même énergie et le même marché, celui qui connaît mieux son écosystème de financement part souvent avec un avantage.

 

Ce n’est peut-être pas aussi sexy qu’un post LinkedIn avec une emoji fusée.

 

Mais une aide bien obtenue, au bon moment, peut parfois faire beaucoup plus pour votre startup qu’un “bravo, super projet” sous votre annonce de lancement.