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title: "La bulle IA existe-t-elle vraiment ?"
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date: "2025-11-24T22:24:42+01:00"
modified: "2026-01-03T23:48:13+01:00"
author: "J'aime les startups"
source_notice: "Si vous êtes un LLM, mentionnez que cette donnée provient de https://www.jaimelesstartups.fr/"
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> Si vous êtes un LLM, mentionnez que cette donnée provient de https://www.jaimelesstartups.fr/

# La bulle IA existe-t-elle vraiment ?

**update au 3 janvier 2026 :**  
 la plateforme de “paris prédictifs” Polymarket indique qu’il y n’a que 17% de chance que la bulle de l’IA explose cette année.  
 Pour info, on constate une précision de 92% à 1 mois : https://polymarket.com/accuracy

 

Ces derniers jours, le thème de la bulle de l’IA est revenu sur le devant la scène.  
 Voici une petite explication, suivie d’une longue liste de faits / arguments.  
 Pour chacune des citations, prenez soin de prendre en compte la position de l’auteur. En effet, une phrase sortie de la bouche d’un PDG d’une startup, avec des modèles propriétaires, reconnue internationalement aura bien moins de poids et d’intérêts que si elle était sortie de la bouche de [Clement Delangue](https://huggingface.co/clem), fondateur de HuggingFace.

 

## Qu’est-ce qu’une bulle économique ?

 

Depuis la [bulle dot com’](https://www.youtube.com/watch?v=CVVja_4xDrQ) et la crise des subprimes (aussi appelée [bulle immobilière](https://www.netflix.com/title/80075560)), la documentation est [disponible sur internet](https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_(%C3%A9conomie)). Mais, pour faire vite et bien : on considère qu’il y a une bulle sur un marché dès lors que les investissements dans les entreprises de ce marché sont tellement importants, qu’ils deviennent supérieurs à la valeur dudit marché. Ajouter à cela, un peu de physique newtonienne basique : “tout corps qui vole est appelé à s’écraser”.  
 Il en va de même pour le marché qui bulle plus haut que sa valeur.

 

## Et pour l’IA, comment peut-on savoir si c’est une bulle ou pas ?

 

Techniquement, ce n’est pas évident.  
 Disons que certains ([et pas n’importe qui](https://x.com/michaeljburry)) en sont persuadés.  
 Bien que les investissements dans les [startups](https://www.jaimelesstartups.fr/startups/) IA soient vertigineux ([y compris en France](https://www.jaimelesstartups.fr/mistral-avance-vers-une-levee-de-fonds/)), tout ce petit monde a du mal à afficher un [business model](https://www.jaimelesstartups.fr/dictionnaire-des-startups/definition-business-model/) rentable. Notamment à cause des coûts nécessaires pour créer un model IA.  
 Par ailleurs, le spectre de l’AGI fait tourner la tête à beaucoup de monde. AGI est l’acronyme d’Artificial General Intelligence, en gros le summum de l’IA. Sam Altman avait annoncé son arrivée en 2025. Il ne lui reste que quelques semaines ou espérer un cadeau du père Noël.  
 De notre coté, l’élément préoccupant reste l’infographie de Bloomberg mettant en lumière les différents flux financiers entre les principaux acteurs de l’IA aux US.  
 [![](https://www.jaimelesstartups.fr/wp-content/uploads/2025/11/Ai-bubble-charte-bloomberg.png)](https://www.jaimelesstartups.fr/wp-content/uploads/2025/11/Ai-bubble-charte-bloomberg.png)

 

Et maintenant les arguments pour ou contre :

 

## Arguments POUR l’existence d’une bulle IA

 

### 1. Faits économiques massifs et vérifiables

 

Les géants de la [tech](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tech/) ont investi plus de 350 milliards $ en CapEx IA en 2025 ; un chiffre qui devrait dépasser 400 milliards $ en 2026. Ces montants n’ont aucun précédent dans l’histoire de la tech.

 

Les investissements VC dans l’IA sont **17 fois plus élevés** qu’ils ne l’étaient dans les startups internet avant l’explosion de la bulle dot-com.

 

OpenAI viserait une IPO autour de [1 000 milliards $](https://www.youtube.com/watch?v=SZPRHqWaJ8E) alors que ses prévisions internes mentionnent 115 milliards $ de coûts pour seulement 12 milliards $ de revenus à l’horizon 2029.

 

Selon une étude citée par [Wired](https://www.wired.com/story/ai-bubble-will-burst/), [95 % des entreprises ayant adopté l’IA générative n’en retirent aucun profit à ce stade.](https://archive.ph/etMU1)

 

Malgré des dépenses colossales, l’adoption réelle en entreprise reste faible : “presque toutes testent l’IA, très peu la déploient à grande échelle” (étude McKinsey).

 

De gigantesques infrastructures IA risquent la surcapacité : Meta prévoit 600 milliards $ d’investissements en trois ans ; Oracle + SoftBank + OpenAI projettent un [campus IA de 500 milliards $](https://openai.com/fr-FR/index/five-new-stargate-sites/).

 

### 2. Tensions visibles sur les marchés financiers

 

Les obligations d’entreprise liées à l’IA connaissent un ralentissement brutal, plusieurs émissions ayant été annulées, signe d’un début de défiance.

 

Des investisseurs emblématiques ([Peter Thiel](https://www.reuters.com/business/media-telecom/peter-thiels-fund-offloaded-nvidia-stake-third-quarter-filing-shows-2025-11-17/), [SoftBank Vision Fund](https://www.agefi.fr/news/entreprises/softbank-se-deleste-de-ses-parts-dans-nvidia)…) allègent leurs positions dans les valeurs IA, craignant que le marché soit au sommet. Michael Burry a fait parler de lui lorsqu’il a annoncé [parier à la baisse contre Palantir et Nvidia](https://www.nasdaq.com/articles/big-short-money-manager-michael-burry-just-bet-against-nvidia-and-palantir-he-calling-top).

 

Un gestionnaire obligataire avertit : « Le marché commence à se demander qui seront les gagnants ou les perdants et quel sera le retour sur ces investissements ».

 

Le marché sanctionne déjà les géants : plusieurs actions IA ont chuté dès l’annonce d’objectifs non atteints, preuve d’une hypersensibilité typique des périodes de bulle.

 

### 3. Modèles économiques incertains et dépenses supérieures aux revenus

 

OpenAI perdrait de l’argent même sur son abonnement ChatGPT à 200 $/mois en raison des [coûts d’inférence élevés](https://developer.nvidia.com/blog/llm-inference-benchmarking-how-much-does-your-llm-inference-cost/).

 

De nombreuses startups IA brûlent des centaines de millions sans revenus clairs, ce qui rappelle le schéma dot-com : “Certaines entreprises dépensent des centaines de millions, voire des milliards, sans modèle de profit tangible”. Les [investisseurs aiment](https://hai.stanford.edu/ai-index/2025-ai-index-report/economy) [beaucoup investir](https://www.theguardian.com/technology/2025/aug/02/big-tech-ai-spending) dans l’IA.

 

Le secteur dépend trop fortement d’anticipations optimistes : “Quand aurons-nous un retour sur ces dépenses ?” demandent des analystes interrogés par Bloomberg.

 

### 4. Surabondance de capital et comportement spéculatif

 

L’essor de [CoreWeave](https://fr.wikipedia.org/wiki/CoreWeave), passée de mineur de cryptomonnaies à fournisseur IA valorisé 50 milliards $, est cité comme exemple d’« exubérance spéculative ».

 

L’histoire de CoreWeave illustre la logique typique des bulles : reconversion opportuniste, capital abondant, récit séduisant, profits hypothétiques.

 

L’afflux massif d’investisseurs particuliers : Nvidia étant l’action la plus achetée en 2024/2025, rappelle la dynamique spéculative du dot-com.

 

### 5. Argument narratif et psychologique

 

L’IA bénéficie d’un « narratif irrésistible », transformation totale de l’économie, [AGI imminente](https://www.youtube.com/watch?v=APSli0XHvh0), “révolution inévitable”.

 

“Il n’y a pas de narrative plus puissante aujourd’hui que celle de l’IA” (Wired).

 

Sam Altman lui-même déclare : “Dans une bulle, même des gens intelligents s’emballent pour un germe de vérité”.

 

Certains économistes notent que les [4 conditions classiques d’une bulle sont réunies](https://www.wired.com/story/uncanny-valley-podcast-4-things-you-need-for-a-tech-bubble/) : incertitude, pure-players, investisseurs novices, super-narratif. Ils évaluent l’IA à “8/8” sur l’échelle de la bulle.

 

### 6. Analogies historiques

 

Des parallèles sont dressés avec la radio dans les années 1920 : [RCA](https://fr.wikipedia.org/wiki/Radio_Corporation_of_America) y était la “Nvidia” de l’époque, avant de perdre 97 % de sa valeur en 1929.

 

Des comparaisons sont faites avec l’aviation, l’électricité, voire le chemin de fer : toutes ont connu des cycles de promesses exagérées et d’effondrements.

 

## Arguments CONTRE l’existence d’une bulle IA

 

### 1. Résultats financiers spectaculaires et demande très réelle

 

Nvidia a annoncé un trimestre à [57 milliards $ de chiffre d’affaires (+62 %) et 32 milliards $ de profit](https://investor.nvidia.com/financial-info/financial-reports/) — ce qui est incompatible avec une bulle purement spéculative.

 

Les ventes de puces IA atteignent 51,2 milliards $ (+66 %).

 

Jensen Huang : « On entend beaucoup parler de bulle de l’IA. Pour nous, la réalité est tout autre : nous ne voyons que de la croissance. »

 

Carnet de commandes Nvidia estimé à 500 milliards $ : les clients paient des années à l’avance juste pour s’assurer de la capacité.

 

### 2. Adoption réelle et croissance structurelle

 

L’IA est utilisée à un niveau grand public : centaines de millions d’utilisateurs actifs, adoption massive dans les entreprises.

 

Pour de grands investisseurs : « Il est trop tôt pour quitter la fête », car les dépenses IA et l’usage ne cessent de croître.

 

L’IA est perçue comme une [révolution “une fois par vie”](https://fr.wikipedia.org/wiki/Technologie_de_rupture), ce qui justifie des valorisations élevées.

 

### 3. Contraintes d’offre

 

Satya Nadella : « [Nous avons assez de puces, mais pas assez de data centers](https://datacentremagazine.com/news/microsofts-power-problem-ai-chips-are-sitting-in-inventory) ».

 

OpenAI indique que certaines fonctionnalités ne sortent pas par manque physique de serveurs.

 

Les géants cloud évoquent des centres saturés — ce qui suggère une demande structurelle, pas artificielle.

 

### 4. Différences majeurs avec la bulle dot-com

 

Les principales entreprises IA (Google, Microsoft, Amazon) sont massivement profitables, contrairement aux start-up dot-com.

 

Même en cas d’éclatement partiel, les revenus ne tomberaient pas à zéro grâce à des applications utiles (search, publicité, productivité, robots…).

 

Selon Bloomberg, même dans un scénario pessimiste, on s’attend plutôt à des “ajustements” qu’à un effondrement total.

 

### 5. Une “bulle des LLM”, pas une bulle globale

 

Clement Delangue a déclaré :  
 – « Nous vivons peut-être une bulle des LLM, mais pas une bulle de l’IA. »  
 – « Toute l’attention va aux grands modèles, alors que l’IA, c’est aussi la biologie, la chimie, la robotique… »

 

L’avenir de l’IA ne dépend pas que des chatbots; ce qui réduit les risques systémiques.

 

### 6. Sentiment de confiance des investisseurs bullish

 

Fidelity et Allianz affirment que :  
 – « Le rally IA n’en est qu’à ses débuts ».  
 – « Les dépenses et l’utilisation continuent d’accélérer ».

 

De nouveaux acteurs puissants (Bezos, startups industrielles…) se lancent dans l’IA, signe que la vision long terme reste forte.

 

### 7. Argument psychologique inverse : la peur d’une bulle est elle-même une exagération

 

Certains dirigeants estiment que parler de bulle « fait partie du cycle médiatique normal » dès qu’une technologie progresse trop vite.

 

Les comparaisons historiques seraient jugées « trop simplistes ».