Logo de la startup Cybersécurité : L’élément clé souvent négligé des startups

Cybersécurité : L’élément clé souvent négligé des startups

L’exemple de Lise Charmel, belle PME lyonnaise de lingerie de luxe mise en redressement judiciaire après une attaque par ransomware, montre à quel point un incident peut faire tanguer tout le navire. Et le pire du pire ? Les mêmes erreurs reviennent encore et encore dans les jeunes pousses de l’écosystème.
La bonne nouvelle, c’est qu’en évitant quelques réflexes foireux, on peut déjà faire un gros gap de sécurité. On passe en revue les erreurs les plus fréquentes dans les startups… et surtout comment les éviter sans transformer vos locaux en bunker militaire.

​Erreur n°1 : Se croire “trop petit” pour intéresser les hackers

« On n’est pas une banque, qui voudrait nous attaquer ? »
Si cette phrase vous a déjà traversé l’esprit, vous cochez la première case. Les cybercriminels adorent les startups et les petites structures pour une raison simple : elles sont souvent mal protégées et sous-staffées sur la sécurité.
Votre trésor, ce n’est pas juste l’argent sur le compte, c’est aussi :

Un attaquant peut très bien utiliser votre startup comme porte d’entrée vers un groupe beaucoup plus gros. Vous devenez, malgré vous, le maillon faible de la chaîne. Pas hyper cool pour l’écosystème, on est d’accord.

​Comment éviter cette erreur ?

​Erreur n°2 : Repousser les mises à jour (le fameux bouton « Plus tard »)

Vous connaissez la scène :Windows / macOS / l’outil de prod s’allume → “Une mise à jour est disponible” → “Plus tard”.Puis encore “Plus tard”.Puis encore.Et à la fin, ce n’est plus “plus tard”, c’est trop tard.
Repousser les mises à jour, c’est comme laisser une fenêtre ouverte en bas de l’immeuble en se disant “qui irait grimper jusqu’ici ?”. Les failles connues sont documentées, exploitées, automatisées. Des kits d’attaque circulent sur le Dark Web et permettent à n’importe qui ou presque de scanner la planète à la recherche de systèmes pas à jour.
On l’a vu avec WannaCry : 200 000 machines infectées dans plus de 150 pays, des usines à l’arrêt, des hôpitaux paralysés… alors que le correctif était disponible depuis deux mois. Le patch était là, il suffisait de cliquer.

​Comment éviter cette erreur ?

Vous pouvez utilisez des outils pour vérifier en permanence l’état de votre parc comme Wazuh par exemple.

​Erreur n°3 : Oublier le VPN et la sécurité des accès distants

Dernier classique, très 2020+ :Laptop sous le bras, vous bossez dans un café, un train, un aéroport, un Airbnb, un espace de coworking. Le Wi-Fi est gratuit, la déco est jolie, le latte est bon. Mais côté sécurité, c’est souvent le Far West. Pour ceux qui ne connaissent pas la signification du mot VPN.
Un Wi-Fi public non sécurisé permet à un attaquant sur le même réseau de :

Ajoutez à ça le BYOD (Bring Your Own Device) typique des startups :chacun utilise son propre MacBook / PC perso, parfois sans chiffrement ni code sérieux, et synchronise tout sur son compte perso. Résultat : votre base clients se retrouve peut-être sur le laptop perso du stagiaire, oublié dans un TGV…

​Comment éviter cette erreur ?

Pas de Wi-Fi public sans VPN activé.Le VPN chiffre le trafic entre l’appareil et votre point d’accès (ou votre réseau), ce qui rend l’espionnage beaucoup plus compliqué.

Le but n’est pas de tuer le plaisir de travailler “from anywhere”, mais de le faire sans transformer votre startup en open bar pour hackers.

​Erreur n°4 : Des mots de passe en mousse (et réutilisés partout)

Vous l’avez déjà vu, ce post-it sur l’écran :
password : azerty123 ou « Louvre2024 »:)
Le combo explosif :

Pour un attaquant, c’est Disneyland. Un mot de passe récupéré dans une vieille fuite de données, un peu de “credential stuffing” automatisé sur vos outils… et le tour est joué.

​Comment éviter cette erreur ?

​Erreur n°5 : Ne pas former et sensibiliser son équipe

Vous pouvez avoir les meilleurs outils du monde, si quelqu’un clique sur “Facture_URGENT.pdf” sans réfléchir, vous êtes cuit.
Dans la plupart des attaques réussies, il y a quelqu’un qui a cliqué, répondu ou partagé là où il ne fallait pas :

Ajoutez à ça :

Et vous obtenez un cocktail explosif.

​Comment éviter cette erreur ?

L’objectif : que tout le monde se sente responsable. La cybersécurité n’est pas l’affaire “du dev” ou “du CTO”, c’est un sport d’équipe.

​Erreur n°6 : Croire qu’un antivirus suffit

Si la cybersécurité se résumait à “installer un antivirus”, ce serait formidable. On paierait 39,90 € par an, on dormirait sur nos deux oreilles et on n’en parlerait plus.
La réalité est moins sympa :

Et surtout, si derrière l’antivirus :

​Comment éviter cette erreur ?

​Erreur n°7 : Pas de plan B, pas de sauvegardes, beaucoup de sueurs froides

La phrase qu’on n’aime pas, mais qui est souvent vraie :
« Il y a deux types d’entreprises : celles qui ont été piratées et celles qui le seront. »
On peut discuter la formule, mais l’esprit est là : le risque zéro n’existe pas.La question devient alors : le jour où ça vous tombe dessus, vous êtes prêt·e ou pas ?
Les erreurs classiques :

Dans ce cas-là, oui, ça peut vraiment devenir la cata : arrêt d’activité prolongé, perte de données définitive, clients furax, impact financier violent.

​Comment éviter cette erreur ?

​En conclusion : la cybersécurité, c’est un must-have (pas un bonus)

Personne n’a monté sa boîte pour passer ses journées à parler de pare-feu, de MFA ou de sauvegardes. On est d’accord. Mais ignorer la cybersécurité, c’est prendre le risque qu’un jour :

La bonne nouvelle, c’est qu’on ne vous demande pas de devenir expert·e en cyber.On vous propose :

Pour info :l’ANSII publie énormément de bonnes pratiques sur le sujet : https://cyber.gouv.fr/securiser-son-organisation
En cas de Cybermalvaillance, vous pourez trouver des ressources sur le site du gouvernement : https://www.cybermalveillance.gouv.fr/
Votre startup, votre équipe et vos futurs vous diront merci.

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