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title: "Comment rédiger un communiqué de presse qui fera parler de votre startup ?"
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date: "2025-12-23T14:11:23+01:00"
modified: "2025-12-28T15:36:37+01:00"
author: "J'aime les startups"
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# Comment rédiger un communiqué de presse qui fera parler de votre startup ?

**Vous venez de décrocher un gros contrat ou de lever des fonds ?** Vous trépignez d’annoncer la nouvelle à la terre entière, presse comprise ? On vous voit venir : *« Et si on faisait un communiqué de presse ? »*. Excellente idée ! Même à l’ère de Twitter, TikTok et consorts, le bon vieux **communiqué de presse** (CP pour les intimes) reste un allié précieux pour faire connaître votre jeune pousse. Pourquoi ? Parce qu’il offre aux journalistes **une source d’info fiable, structurée et clé en main** sur votre actu brûlante. Résultat, ils continuent d’en raffoler : 82 % des journalistes jugent le **CP** utile et 83 % souhaitent en recevoir régulièrement. Pour 20 % d’entre eux, c’est même la source la plus fiable juste derrière les dépêches AFP & co.

 

**Le hic, c’est que des communiqués, les journalistes en reçoivent des flopées.** Et soyons honnêtes, beaucoup finissent à la poubelle sans pitié. En 2023, 93 % des journalistes disent que plus de la moitié des communiqués qu’ils reçoivent ne sont pas pertinents, et près des trois quarts estiment même que 75 % des CP sont hors-sujet par rapport à leur média. Autant dire que pour sortir du lot, il va falloir assurer. Allez, on retrousse ses manches et on voit ensemble **comment rédiger un communiqué de presse aux petits oignons**, format *startup* 🥖 (avec une pointe d’humour, parce que vous le valez vraiment).

 

## Avant tout, une vraie info à annoncer

 

Première question à se poser : **votre annonce mérite-t-elle un communiqué de presse ?** Un CP, ce n’est pas un post LinkedIn ni une [newsletter](https://www.jaimelesstartups.fr/newsletter-des-startups/) à maman – c’est réservé aux **grandes nouvelles** de votre startup. Le lancement d’un produit innovant, une [levée de fonds](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-levee-de-fonds-startup-france/) conséquente, un partenariat stratégique, l’arrivée d’une pointure à la tête de l’équipe… voilà des **jalons clés** qui justifient de déranger les journalistes. En revanche, l’amélioration mineure de votre appli ou l’embauche du stagiaire de **3e**, c’est sympa pour vous mais pas forcément digne d’un article dans *Les Échos*.

 

**Règle d’or :*****1 communiqué = 1 info*****.** Ne noyez pas le poisson en multipliant les annonces dans un seul texte. Si vous avez deux actus différentes (par exemple, *nouvelle appli****et****ouverture d’un bureau à Singapour*), mieux vaut préparer **deux communiqués distincts**, envoyés éventuellement à des moments différents. Le journaliste doit identifier **d’un coup d’œil** *LA* nouvelle que vous annoncez, sans avoir à chercher. Un CP = une histoire principale, point barre. Cela vous forcera à être clair sur le message et ça évitera de perdre votre lecteur.

 

Enfin, posez-vous la question de **l’audience visée**. À qui allez-vous envoyer ce communiqué ? Presse [tech](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/tech/), presse locale, médias business… Identifiez les journaux/sites *pertinents* pour relayer votre info. Un lancement de produit grand public intéressera peut-être *01net* ou *Le Figaro*, tandis qu’une levée de fonds early stage parlera à *Maddyness* ou *FrenchWeb*. Adapter son angle et son listing de diffusion en fonction de son audience, c’est déjà augmenter ses chances de succès (spoiler : un **CP bien ciblé** évite le fameux aller simple vers la corbeille e-mail).

 

## La structure d’un communiqué de presse efficace

 

Un communiqué de presse, ça ne s’écrit pas au hasard. Il existe une **structure quasi universelle** adoptée par tous les pros des relations presse. Voici les éléments indispensables de ce *format* (on parie que vous les avez déjà vus passer) :

 
- **Un titre accrocheur** – C’est la première (et parfois la seule) ligne lue par le journaliste. Il doit annoncer votre information de façon *claire et percutante*. Évitez le jargon ou les superlatifs du style *« Incroyable révolution technologique »* qui font trop *pub*. Préférez du **concret** : *« La startup X lève 3 M€ pour dépolluer les océans en open source »*. Un bon titre donne envie d’ouvrir l’email, tout simplement.
- **Un sous-titre (optionnel)** – Juste en dessous du titre, une phrase ou deux qui **complètent l’info principale** par un bénéfice ou un chiffre clé. Exemple : *« Cette levée de fonds va permettre de recycler 5 tonnes de plastique par jour dès 2026 »*. Si le titre est l’accroche, le sous-titre est l’appât qui *finit* de ferrer le lecteur avec un détail qui claque.
- **L’en-tête avec lieu et date** – Juste avant de démarrer le texte, indiquez **où** et **quand** le communiqué est émis. Par exemple : *« Paris, le 21 décembre 2025 — »*. Classique, mais essentiel : un CP est lié à l’actualité, autant le montrer d’emblée. (Et si c’est sous **embargo** – diffusion différée – précisez la date/heure de fin d’embargo.)
- **Le chapô (ou accroche)** – En quelques lignes en **gras** en introduction, résumez l’essentiel de l’annonce. C’est comme le *teaser* de votre info : **quoi, qui, où, quand, pourquoi** (et même *combien* si pertinent). Un bon chapô permet de saisir la portée de la news en 5 secondes chrono. Souvent, il contient un **chiffre marquant** pour appuyer le contexte (*« X % de… », *« top 5 du secteur… »*). Rappelez-vous que les journalistes lisent en diagonale : facilitez-leur la tâche !
- **Le corps du texte** – Ici, vous développez **tous les détails** de votre annonce. C’est le récit de votre *success story* en devenir : contexte, explications, chiffres, exemples concrets à l’appui. Structurez en **petits paragraphes aérés**, chacun apportant une pièce au puzzle. Par exemple, après le chapô : un paragraphe sur le produit ou projet en question, un sur les enjeux du marché (avec quelques stats sectorielles bien placées), un autre avec une **citation du fondateur** qui commente l’annonce (voir point suivant)… etc. Chaque paragraphe doit enrichir l’histoire sans digressions inutiles.
- **Une (ou plusieurs) citation(s)** – *« Nous sommes fiers d’annoncer… blablabla »*, vous voyez l’idée. Intégrez au moins **une citation du dirigeant** (CEO, fondateur·e) dans votre CP. Pourquoi ? Parce que ça **humanise** le discours et les journalistes adorent avoir une quote toute prête à insérer dans leur article (gain de temps pour eux, visibilité personnalisée pour vous). La citation doit apporter un éclairage ou une **émotion** (enthousiasme, vision) qu’un texte neutre ne rend pas. Si pertinent, ajoutez une citation d’un partenaire, d’un investisseur ou d’un expert externe, histoire de donner du relief.
- **La conclusion** – Terminez en ouvrant sur la **suite** ou une perspective. Par exemple : *« Cette levée de fonds n’est qu’une étape : Startup X vise désormais le marché américain et prépare déjà une nouvelle technologie Y… »*. Ou bien une invitation : *« Rendez-vous au salon Bidule 2026 pour découvrir le produit en live »*. Bref, on **ouvre l’appétit** du lecteur sur l’avenir, on ne claque pas la porte.
- **Le boilerplate (« À propos »)** – Après le récit, on sort du storytelling pour un petit rappel *corporate*. En quelques phrases, dressez la **carte d’identité de votre startup** : année de fondation, ce que vous faites (activité, mission), où vous êtes basés, quelques **chiffres clés** (nombre d’utilisateurs, de clients, récompenses…) et éventuellement un lien vers votre site web. C’est une mini-fiche qui sera utile au journaliste pour replacer qui vous êtes.
- **Les contacts presse** – Last but not least, clôturez toujours par les **coordonnées de la personne à joindre** pour en savoir plus. Nom, email et téléphone (oui, le 06 !) de votre chargé·e de presse ou de vous-même si vous gérez en direct. Objectif : le journaliste intéressé doit pouvoir vous contacter facilement pour une interview ou une info manquante. *Le pire du pire* : oublier cette section cruciale – ne riez pas, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit, et c’est tout votre bel effort qui part en fumée.
 

## Adoptez un ton pro mais accessible (et soignez le style)

 

Une fois la structure maîtrisée, parlons **style**. Un communiqué de presse n’est pas un exercice littéraire, encore moins une brochure publicitaire. Le ton doit rester **journalistique, factuel et concis**. Voici quelques conseils pour rédiger un *CP* qui accroche sans lasser :

 
- **Allez droit au but.** Un journaliste consacre en moyenne moins d’une minute à parcourir un CP inconnu. Vous devez capter son intérêt en 30 secondes max. Commencez par l’essentiel (votre annonce en une phrase simple dès le début), puis détaillez. Inutile de faire du *suspense* : ce n’est pas un roman policier.
- **Court, clair,*****clair*****(vraiment).** Un bon communiqué tient idéalement sur **une page** (allez, deux pages grand max en comptant les « À propos » et contacts). Au-delà, vous tombez dans le *TL;DR* (*too long; didn’t read*). Restez concis et évitez les paragraphes-fleuves. Même topo pour les phrases : structure sujet-verbe-complément, on évite les détours alambiqués. Si votre brouillon fait 1000 mots, respirez un coup et sortez la machette pour éliminer le superflu. Les journalistes n’ont pas le temps de tout lire – allez à l’essentiel.
- **Bannissez le jargon et la*****startup hype*****.** Oui, vous faites de la *deeptech B2B [scalable](https://www.jaimelesstartups.fr/dictionnaire-des-startups/scalable/)* à base de *machine learning disruptif*, on a compris… 🥱 Pour un communiqué lisible, traduisez vos exploits en termes **accessibles** par un non-expert. Évitez les anglicismes inutiles et les acronymes obscurs (ou explicitez-les). Et par pitié, modérez les adjectifs ronflants du genre *« leader mondial », « solution révolutionnaire »* – ça sonne creux et ça décrédibilise votre message. **Pas de jargon, pas de promo** : des **faits** !
- **Soignez votre angle et votre accroche.** Parfois, votre info brute peut sembler *pas sexy de prime abord*. À vous de trouver *l’angle* qui la rend intéressante. Ça peut être un chiffre inattendu, une anecdote, ou replacer votre annonce dans une **tendance de fond** du secteur. Mettez-vous à la place du lecteur (ou du journaliste) : *« Qu’est-ce qui me donnerait envie de lire cet article ? »*. N’hésitez pas à le mentionner dès le chapô. Par exemple : *« Seulement 2 % des déchets plastiques sont recyclés… Notre startup s’attaque au problème. »* Là, on a le *pourquoi* et l’intérêt général.
- **Rédigez des phrases prêtes à être citées.** Imaginez le journaliste qui va couvrir votre news : facilitez-lui la vie. Intégrez des formules percutantes qu’il pourra reprendre telles quelles dans son papier. Ça peut être dans la **citation du fondateur** (évitez le langue de bois, soyez *authentique et enthousiaste*), ou même dans la description (*« X propose la première plateforme qui… »* concise et claire). Si certaines phrases de votre CP se retrouvent entre guillemets dans l’article final, c’est gagné.
- **Ajoutez des données vérifiables.** Un communiqué sans aucun chiffre ou fait concret, c’est un gâteau sans levure : ça ne monte pas. Quelques stats bien choisies donneront du poids à vos assertions. S’il y a des études ou des sources externes qui appuient votre propos, mentionnez-les (et préparez-vous à fournir les références, en note ou lien, pour les plus sérieux). D’ailleurs, 73 % des journalistes attendent des communicants qu’ils leur fournissent des données fiables et sourcées pour les aider. *Because data talks*.
- **Incorporez du visuel.** Une image vaut mille mots, et ça les journalistes l’ont compris : 36 % d’entre eux regarderont plus volontiers un communiqué **contenant des éléments multimédias** (infographie, visuels, vidéo). Alors n’hésitez pas à **joindre une image** (votre produit en action, votre équipe en plein *brainstorm*, un graphique clé…) en bonne qualité. Idéalement, proposez aussi un **lien vers un kit presse** en ligne avec photos HD, logo, vidéo de démo, etc. *Pro tip* : mentionnez dans le mail que *« Des visuels libres de droits sont disponibles sur demande ou dans le dossier de presse en ligne »*. Le journaliste vous en saura gré.
- **Gardez un ton professionnel, mais chaleureux.** Un CP n’est pas un document strictement technique ni un essai littéraire. Vous pouvez rester **convivial** dans la tournure tout en restant factuel. En 2025, fini le langage trop **corporate** : on préfère un style direct et humain, qui reflète la personnalité de la startup. Cela dit, ne basculez pas dans la blague à tout-va : l’humour, gardez-le pour votre *community management*. Dans le communiqué, on reste crédible et sur le *message*.
 

Enfin, **relisez-vous et faites relire** (deux fois plutôt qu’une). Traquez fautes d’orthographe, tournures bancales, répétitions. Un œil externe peut vous dire si votre message est compréhensible par un néophyte – c’est un très bon test. Pensez aussi à vérifier tous les noms propres, chiffres, liens, *quotes*… *On est jamais trop prudent*. Un communiqué truffé d’erreurs ou de coquilles, c’est votre crédibilité qui prend une claque.

 

## Les erreurs fatales à éviter

 

Avant d’appuyer sur *« Envoyer à 200 journalistes »*, assurez-vous de ne pas tomber dans ces pièges classiques qui *agacent* la presse :

 
- **Le roman de 3 pages en pièce jointe Word.** Le pire cauchemar du journaliste : recevoir un pavé indigeste, *format .docx* obscur, sans même un bonjour personnalisé. 💀 Votre communiqué doit tenir en **1 page** dans le corps du mail (ou PDF propre en pièce jointe au pire des cas). Longueur excessive = poubelle directe.
- **Le jargon à gogo et le blabla commercial.** On l’a dit plus haut : langage trop technique ou trop publicitaire, c’est *no go*. Si votre CP ressemble à une brochure marketing bourrée de superlatifs, il finira en **aller simple vers la corbeille**. Restez neutre, informatif, *compréhensible par tous*.
- **L’absence de véritable angle journalistique.** Un communiqué qui n’explique pas clairement *en quoi* votre info est intéressante, c’est un communiqué qui ne sera pas repris. Ne supposez pas que tout le monde connaît votre marché ou l’importance de votre invention : replacez toujours votre actu dans un contexte qui fait sens (**quel problème est résolu, quelle tendance est illustrée, quelle performance est accomplie**…). Si le journaliste doit chercher lui-même *« pourquoi c’est important »*, c’est perdu.
- **Envoyer à la mauvaise cible.** Un CP *généraliste* envoyé en masse à des centaines de contacts non qualifiés, c’est le flop assuré. Segmentez vos envois : un email personnalisé à 10 journalistes ciblés vaut mieux qu’un tir de barrage à 200 inconnus. *Qualité > Quantité*. D’ailleurs, 68 % des journalistes trouvent les communiqués de presse utiles pour trouver des idées de contenu, mais seulement si le sujet colle à leur ligne éditoriale. Un *fashion magazine* se fichera de votre *SaaS B2B*, et un journal tech n’écrira pas sur votre nouveau [food](https://www.jaimelesstartups.fr/liste-des-startups-par-secteur-activite/food-beverage/)-truck vegan (aussi cool soit-il).
- **Oublier les coordonnées ou le « À propos ».** On l’a vu, ne pas fournir de point de contact presse est une erreur fatale (on ne le répétera jamais assez). De même, zapper le *boilerplate* prive le journaliste d’infos de contexte sur vous – c’est dommage. Facilitez le travail du rédacteur jusqu’au bout, sinon il passera à un autre sujet.
 

En évitant **ces boulettes**, vous maximisez vos chances que votre communiqué atteigne sa cible et donne envie d’être lu… et même publié.

 

## Conclusion : à vos claviers, prêt, feu, partez !

 

Rédiger un bon communiqué de presse, c’est un art qui se situe quelque part entre la **stratégie** (pour choisir la bonne info et le bon angle), la **créativité** (pour accrocher l’attention) et la **rigueur** (pour respecter le format et ne pas faire d’impairs). Ce n’est pas l’exercice le plus facile, on vous l’accorde. Mais c’est un passage quasi obligé pour qui veut faire parler de son projet dans les médias. La bonne nouvelle, c’est qu’en suivant les principes ci-dessus, vous mettez **toutes les chances de votre côté** pour que votre communiqué fasse mouche.

 

**Alors, entrepreneur.e**, envie de donner un **coup de boost** médiatique à votre startup ? Prenez votre plus belle plume (ou votre meilleur clavier) et lancez-vous ! Avec un peu d’entraînement, vous verrez que cet outil pas très *sexy* de prime abord peut devenir l’un de vos meilleurs alliés pour gagner en visibilité **À vous de jouer, et bonne rédac’ !**

 

 

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